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 Tu viens? On va chercher mon cadavre. { Emissaire siouplait. }

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Brew Wanders
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MessageSujet: Tu viens? On va chercher mon cadavre. { Emissaire siouplait. }   Dim 29 Nov - 3:09

*Il faut que je bouge, il faut que je bouge. Brew, lève toi. Non, je peux pas me lever, je peux pas. Il y a les clous qui me retiennent au sol... A trois j'y vais. Un, deux, trois. *

Toujours rien. Brew restait là, gisant sur le béton. C'était inconfortable et elle s'en contrefichait, elle ne pouvait pas se lever, elle n'en avait pas la force. Elle voulait être morte, c'était son seul souhait à cette heure, et elle l'était, mais ça elle ne le savait pas encore.
Son lit de béton s'étendait sur le trottoir d'une grande rue, une rue pleine de petits pavillons, bien anglais, bien alignés, tous identiques. Il fallait commencer à réfléchir, à se poser des questions: comment elle était arrivée là? Pourquoi? C'étaient ils? Ils l'avaient eu,c'était fini? Ou diable était elle hier soir? Oh non, absence de mémoire, impossible de se rappeler. Un homme à une dizaine de mètres avançait, il marchait, s'approchait de plus en plus. Il fallait se lever, là maintenant, pas dans dix ans, pas dans une minute, elle mourrait une prochaine fois, sinon le marcheur allait encore la regarder bizarrement, Brew avait du mal à supporter ça. Elle se leva donc lentement, très lentement, et accourut en trébuchant vers l'homme pour lui demander l'heure, elle devait savoir depuis combien de temps elle était allongée sur le trottoir.
Puis soudain, stop. NON IMPOSSIBLE. Elle rêvait. Il y a du sang sur sa chaussure, non ce n'était pas une hallucination, le sang séché tâchait bien son petit escarpin à talon noir vernis. Ca n'arrivait jamais. Son regard remonta, les bas n'étaient plus bleus, ils étaient rouges maintenant, rouge sang. Puis la robe aussi, et ses bras, son col, ses cheveux. Sûrement son visage aussi. L'homme qui marchait était maintenant à deux mètres d'elle, il la voyait bien, il allait appeler la police, la panique commençait à monter, son coeur se mit à battre de plus en plus vite, encore plus vite. Trop tard, il était là, juste en face de Brew.
Mais pourtant... il n'a pas posé une seule fois son regard sur elle, étrange. C'est clair, il ne la voit pas. Il continue à marcher, sans remarquer la présence de la fille pleine de sang en face de lui. Bew prend le risque de le suivre nerveusement, elle doit savoir pourquoi il ne la regarde même pas et lui cria presque:

Monsieur! Dites moi l'heure, je veux savoir l'heure, dites moi... Pourquoi vous m'écoutez pas? Regardez moi, regardez moi... Voyez moi, je suis là...

Trois options dans la tête de Brew: soit il est taré comme elle, soit il est sourd et aveugle, soit c'est elle qui est invisible. Elle se mit à sangloter et s'assit par terre, recroquevillée sur elle même. Elle se força à réfléchir. Puis elle se rappela, tout ce qui s'était passé revenait en images confuses dans son cerveau. Le salon, lui, la violence avec laquelle il lui avait rappeler que... Oh non. NON. Ca y est elle le sait, elle ne fait plus parti de ce monde. Elle est morte. Du moins elle n'est plus qu'une âme errante. Mais il y a quelque chose qui cloche, ce n'est pas pareil que la vision de la mort qu'elle avait, que tout le monde a. Elle se mit à penser à voix haute, les larmes pleines de mascara coulant sur ses joues.

Où il est le corps, où est-ce qu'il est? Le corps, MON corps. Mon cadavre, où il l'a mit? Lui, il est où, je dois savoir son nom. Veux son nom, je le veux.

B. se mit à tripoter ses cheveux nerveusement, ses mains était maintenant couvertes de sang, couvertes de son sang. Il faut qu'elle retrouve son corps. Ils ne doivent pas le récupérer avant elle, elle les entend encore dire, la nuit, qu'ils seraient les premiers à l'avoir, il faut qu'elle l'ait, maintenant.
Mais, petit détail, si elle était morte, tout était fini, enfin? Non? Les voix, les crises, les hallucinations, tout. Brew se leva et se mit à rire dans la rue, un rire clair et nerveux. Sauf qu'il y a le petit détail qui pose problème, encore. Pourquoi elle n'était pas au paradis, ou non... en enfer plutôt, pourquoi elle était encore là, dans la rue? Pendant que son rire s'éteignait, quelque chose de désagréable et familier se produisit, la voix des rêves qui lui parlait parfois le jour, dans ses grands moments de solitude, se mit à raisonner dans sa tête, toujours aussi moqueuse. '' Brew, tu crois que c'est le moment de rire? Tu est morte et tu ris? Retrouve ton corp d'abord. J'aimerai pas être comme toi, moi j'ai mon corps, il est là à côté de moi, il te passes le bonjour d'ailleurs.''. Brew avait l'habitude de lui répondre à voix haute, ce qu'elle fit, agacée que son cerveau marche encore alors qu'elle était morte.

Mais tais toi, tais toi. Dis moi où est mon corps, dis le moi!

La voix résonna une dernière fois. ''Il est dans un endroit très confortable, t'inquiète pas. Mais il périt si vite... Il est un peu comme ton cerveau, tu vois? Mais faut te laisser chercher un peu, on va pas tout te servir sur un plateau, plâteau...''. Elle s'était éteinte. Même si Brew l'appelait elle ne reviendrait pas, elle ne revenait jamais sur commande. Brew recommença à paniquer, faisant des aller retour nerveux dans la rue, toujours en se tripotant les cheveux et en marchant en zigzag, puis en se rongeant les ongles, même si c'était difficile à cause de ses lèvres qui tremblaient.
Où était les autres morts? Où était son corps? Où était il, lui?


Dernière édition par Brew Wanders le Mer 2 Déc - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu viens? On va chercher mon cadavre. { Emissaire siouplait. }   Lun 30 Nov - 14:58

C’est un bâillement qui vint tout d’abord troubler cette tranquillité et ce silence environnant. Ensuite, ce fut un claquement de tissu et un mouvement vif, sec et précis. Le temps de son immobilité était à nouveau révolu, à son plus grand dam : l’émissaire se retourna, son long manteau claquant entre ses bottes, et s’apprêta à suivre un chemin que lui seul connaissait. Son boulot. Sa raison de vivre. Alice. En fallait-il plus pour expliquer ce qui le motivait à suivre une route aussi sombre, tout à coup ?

Alice … Les yeux mordorés du Chapelier fixèrent le sol pensivement alors que ses pieds se chargeaient eux même de suivre cette route invisible qui le guidait. Son esprit s’était soudainement tourné vers l’image fugace de sa créatrice qui avait traversé son cerveau un instant et il venait de s’y agripper, de toute ses forces. Il en aurait presque sursauté, s’il avait seulement trouvé ça surprenant, étrange ou même étonnant… Mais le Mad Hatter n’était pas de nature à sursauter pour si peu.

Autour de lui s’étirait le décor fade du monde des vivants. La nuit était toujours là. Les ombres aussi. Et il traversait la foule des vivants comme si ceux-ci ne pouvaient pas le voir. Le pouvaient-ils ? Il l’ignorait, en fait. Il savait jusque que personne ne le remarquait jamais. Peut-être en avaient-ils la capacité mais ne l’utilisaient pas ? Il ne s’était jamais vraiment posé la question et Alice ne lui avait jamais rien dit à ce sujet. Lui-même était-il mort ou vivant ?

Cette question là, elle revenait de temps en temps flotter dans l’esprit torturé de notre Emissaire. Jamais de réponse. Elle n’avait même jamais été formulée à haute voix. S’il n’avait aucun souvenir de sa vie d’avant, c’était peut-être pour une bonne raison. Alice lui avait effacé sa mémoire. Elle ne répondrait donc certainement pas aux questions la concernant. Un soupir perça l’air. C’était mauvais de penser à ce genre de chose pour lui… Mais c’était comme s’il n’y pouvait rien. Dans ce monde, la morosité l’assaillait toujours, une fois qu’il y restait un peu trop longtemps. Il avait hâte de retourner à Wonder Nightmare… Si hâte.

Et pourtant, il avait l’impression qu’il n’y retournerait pas tout de suite.

La flaque de sang était là. C’était la fin du chemin. Son GPS imaginaire ne pouvait plus rien pour lui maintenant. Normalement, il aurait dû tomber nez à nez avec celle ou celui dont le sang avait été sien dans une autre vie pas si lointaine que ça finalement… Mais, aux alentours du Chapelier… La rue était complètement déserte.

Un seul mot traversa son esprit, à cet instant-là : « Merde ! »

Où était passé son âme, sa fleur, l’être qu’il devait ramener ? Etait-il en retard, s’était-elle égarée ? Impossible ! Il n’était jamais en retard. Impossible. Parce que si c’était le cas, il risquait vraiment de passer un sale quart d’heure en rentrant. Et si Alice ne le tuait pas, il allait devoir supporter ce foutu lapin et ces foutues remarques incessamment. Donc… C’était impossible. Tout simplement impossible.

Regard à gauche, regard à droite. On replace d’un geste énervé son chapeau sur sa tête, dévoilant un peu plus ses yeux d’or et ses mèches noires et… on se met à inspecter les environs. Une goutte, deux gouttes de sang… C’est peu, trop peu pour réellement déterminer dans quelle direction il ou elle était parti(e). Mais c’était tout ce qu’il avait. « Brew Wanders ». C’est que ça pouvait bien aller à un mec ou une fille, non ?... Il avait peut-être plus urgent à faire, tout de même…

Mais heureusement pour Mad, ce n’était pas encore le jour où il allait être tué des mains d’Alice ou que ce foutu lapin allait gagner la guerre. A peine eut-il tourné au coin de la rue qu’il manqua de foncer dans une forme juste en face de lui. Une jeune fille en sang des pieds à la tête.

Il s’arrêta donc, juste en face d’elle, son manteau ballotté par le vent et par sa course à peine terminée. Il inspira un grand coup, bien content de la retrouver, bien idiot d’avoir paniqué si vite finalement…

« Miss Wanders ! … » S’exclama-t-il, sa voix transpirant presque du bonheur qu’il avait à la retrouver. « Ne vous a-t-on jamais dit qu’il ne fallait pas bouger de là où l’on était lorsqu’on meurt ? »

Comme une évidence… Bah voyons. C’est qu’il avait déjà émis l’idée à Alice, le fou-là. Et si on faisait paraître un règlement dans la presse des vivants, tant qu’on y était, hm ?
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MessageSujet: Re: Tu viens? On va chercher mon cadavre. { Emissaire siouplait. }   Mar 1 Déc - 21:16

« Miss Wanders ! … »
« Miss Wanders ! … »
« Miss Wanders ! … »


* Hein?! *

L'interpellation résonna dans la tête de Brew trois fois. Trois fois, le temps que B. arrache son regard du sol, pour se poser sur celui qui savait son nom et surtout, qui la voyait. Alors c'est à ça que ressemblaient les âmes errantes des hommes morts? A des grands bruns ténébreux aux yeux jaunes, qui venaient vous chercher en vous frustrant, en lisant vos noms dans vos têtes? Et en plus qui ne réagissaient même pas en voyant une fille couverte de sang en pleine rue? NON. Impossible, pas dans la tête de Brew. Puis..

« Ne vous a-t-on jamais dit qu’il ne fallait pas bouger de là où l’on était lorsqu’on meurt ? »

Pourquoi tant de soulagement en posant cette question absurde à une humaine perturbée, morte, perdue et totalement terrorisée? Brew commença à respirer par petits coups, à chaque bouffée d'air ça devenait plus difficile d'en reprendre une autre. Puis à quoi ça servait de respirer alors qu'elle était morte d'abord? Sûrement à quelque chose car l'inconnu devant elle avait l'air de le faire aussi.
Puis au moment où elle arrêta de penser à sa respiration et qu'elle regarda dans les yeux de l'homme en face d'elle, des tas de questions vinrent se bousculer dans sa tête, comme pleins de petits coups de marteau assommant son cerveau de plus en plus.

* Pourquoi il me voit, pourquoi l'autre m'a pas vu et lui, oui? Comment il connaît mon nom? Pourquoi, pourquoi...? *

Il ne devait pas être vraiment une âme errante, non, c'était peut être... Un ange qui venait la chercher? Ah non, non, pas un ange, on n'envoie pas des anges pour ramener les âmes humaines en enfer. Alors... un démon? Oui un démon, comme B. l'avait lu dans les livres fantastiques, ils sont beaux, très beaux au premier abord, avec des yeux bizarres qui vous font tout oublier et vous mettes en confiance afin que vous les suiviez mieux en enfer, là où on vous fait souffrir cent fois les peines que vous avez fait subir aux autres, puis une fois que c'est fini on recommence, puis encore une autre fois, et encore une autre...
Alors c'était là que devait aller Brew? Elle devait s'en douter... Mais, le nom? Comment il le savait? Oh... non. Encore une possibilité s'imposa dans la tête de Brew:

* AAAAAHH!!! NAN, non, non, non! Pas eux! Ils l'envoient pour qu'ils viennent me chercher, c'est sûr, c'est trop tard. Pourquoi ils lui ont dit mon nom? Ils croient quoi? Que je vais le suivre? Oui, oui je vais le suivre... Mais mon petit corps, il faut le corps d'abord. *

B. recommença à paniquer, ne sachant pas où poser son regard. Elles passa ses doigts dans ses cheveux de plus en plus vite, s'en arrachant quelques uns au passage. L'envie de s'enfuir en courant la démangeait mais ses jambes n'étaient pas d'accord et à quoi bon s'enfuir après tout?
Quant à l'homme, peut être qu'il savait où était son corps? Ah oui il y a la question qu'il a posé aussi, qu'est-ce qu'il faut répondre? Oui? Non? Pas encore? Puis elle essaya de se rappeler si elle avait bougé de là où est son cors perdu... Non, non il ne faut pas se rappeler ce qu'il s'est passé avant, non. Comment il faut répondre? Vite, vite, vite...
Puis la peur l'emporta sur la réflexion et B. se mit à suffoquer sans pouvoir s'arrêter, de grosses larmes dégringolant de ses joues de porcelaine. Ses jambes n'arrivaient plus vraiment à la porter, ce qui lui fit faire un petit pas en avant, en vacillant. Elle essaya de dire, ses grands yeux verts emplis de questions:

Co... Comment?! C'est eux qui vous on dit de venir me chercher? Di... dites moi, explique moi, par pitié, donne moi une théière... Oh non...

Puis elle fit un autre petit pas, cette fois ses jambes la lâchèrent et B. tomba en avant. La seule chose à laquelle elle put s'accrocher était l'épaule de l'homme aux yeux d'or devant elle. Elle enfouit sa tête sur l'épaule à laquelle elle était agrippée, sans vraiment réfléchir à ce qu'elle était en train de faire, ne se demandant plus si ça se faisait ou non. Dans cette ultime moment de folie et de frayeur, Brew se rappela le plus important dans l'histoire et articula avec peine, sans relever la tête, entre deux sanglots:

S'il vous plaît dites moi où est mon corps, je dois le retrouver, je sais pas pourquoi... Dois le revoir...

Puis elle essaya de respirer. Son cerveau allait exploser. Elle n'était nul part, elle n'était plus que de la poussière, plus rien ne pouvait arriver... Quoi que?


Dernière édition par Brew Wanders le Ven 18 Déc - 1:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu viens? On va chercher mon cadavre. { Emissaire siouplait. }   Jeu 17 Déc - 1:13

[ Je suis … siiiiiincèèèèèèèrement désolée. Vraiment… Me pardonneras-tu un jour ?... Et en plus je sens que ce post va être court… Mais mon imagination déraille en plus d’avoir fait un bon break… ]

Tant de soulagement… Parce qu’il y avait une différence entre mourir et … mourir. Il y avait la version que les vivants connaissaient tous : mourir, c’était physique, biologique. La fin d’un corps, de l’enveloppe charnelle, qui n’est alors plus capable d’assumer ses fonctions. Le sang qui s’arrête de couler dans les veines, le cœur qui s’arrête, les poumons qui s’affaissent et tous les autres organes qui deviennent soudainement inutiles et qui commencent alors leur lente décomposition.

Et il y avait l’autre version. La disparition de l’esprit, de l’essence même de notre vie, une chose qu’on ne pouvait concevoir, qui arrivait à dépasser l’imagination. La disparition pure et simple d’un être. Pas seulement d’un monde, mais de tous les mondes. Tuer l’esprit autant que le corps était assurer à l’âme un aller simple pour le néant. Oubliez le paradis et l’enfer. Car il n’y a qu’un seul endroit où l’on pouvait aller une fois la première étape franchie.

Lâchant ses réflexions, notre taré national se rendit soudain compte de la panique qui s’écoulait trop rapidement dans l’esprit de sa fleur. Elle commença soudainement à suffoquer, surprenant le Mad Hatter qui la fixa avec stupéfaction.

« Hey ! Euh… Mais respirez enfin ! »

C’était bien la première fois qu’on la lui faisait celle là. Les yeux écarquillés, il posa ses mains sur ses épaules de la miss qui avança d’un pas. Elle commençait à perdre l’équilibre mais elle prononça enfin quelques mots… Auquel il ne comprit pour ainsi dire… rien.

« Calmez vous ! »

C’était un ordre… Qu’elle ne respecta pas. Mad soupira en la sentant lâcher prise. Il sursauta presque lorsqu’elle s’accrocha à son épaule, la retenant lui-même par les siennes alors qu’il baissait son regard fauve sur elle. La mine pensive, notre petit chapelier l’observa en se demandant ce qui lui prenait. Il avait déjà vu des âmes paniquer. Mais il n’en avait pas encore vu tomber dans les pommes.

Et il n’en avait pas encore vu apparemment. Parce qu’elle se remit à parler.

« Vous ne pouvez pas, Miss. » Répondit-il en secouant la tête, lentement.

Puis, précautionneusement, il glissa son bras gauche sous les genoux de Brew et la souleva. Comme une plume.

« Votre corps n’est plus ici, et vous ne pouvez pas aller plus loin. Ce monde n’est plus le vôtre. N’oubliez pas de respirer… »

Et sur ces mots, il se mit à marcher, tournant les talons pour retourner sur les pas qui l’avaient précédemment menés à Brew. Son regard suivait le chemin, descendant quelques fois sur la demoiselle pour vérifier qu’elle était toujours là et qu’elle respirait toujours.
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MessageSujet: Re: Tu viens? On va chercher mon cadavre. { Emissaire siouplait. }   Dim 27 Déc - 20:50

[Oui, je te pardonnerai un jour.. quand je t'aurai étrangler et enterrer dans mon jardin. (:
Heuu joke, hein XD (je sais c'est pas drôle --') Je comprends que tu sois occupée, puis ton post me plaît bien à moi. ^^]

« N’oubliez pas de respirer… »

Bien sûr. Brew faisait de son mieux pour ne pas oublier de respirer. Compter, le seul moyen de faire entrer de l'oxygène dans son 'corps', puis de recracher le reste de gaz que celui-ci' rejetait. Compter, comme lui disait la petite infirmière.

* 1...2...3... Inspire...1...2...3... Expire... *

Puis le coeur daigna ralentir son rythme fou. Le noeud dans le ventre, lui, était plus tenace, il ne partira jamais de toute façon. Et les larmes séchèrent, laissant de vulgaires traces noires sur les joues poudrées.
La notion du temps s'était envolée. Depuis combien de temps elle avançait, ou plutôt depuis combien de temps lui, il avançait? Trente secondes? Une heure? Trois jours? Les maisons défilaient doucement devant les yeux de Brew, elle flottait, il n'y avait plus de gravité. Pourtant elle n'avait pas pris de drôles de substances ce matin, juste ses médicaments, avec une peu de jus de citron, rien d'autre. Elle était légère.
Un drôle de calme vint s'installer sur son petit nuage. La peur, le stress, la panique avaient bien voulu la fermer quelques instants, ne sachant plus lequel d'entre eux allait dominer le cerveau de la jeune fille, de la proie. Vous savez, comme quand on a tellement de choses à faire à la fois, qu'on annule tout, qu'on se fiche de ce qui peut arriver, qu'on arrête et qu'on part loin, là où personne peut nous trouver et que là, finalement, tout ce que vous aviez à faire n'était pas si pressé que ça.
Le calme. Plus un bruit, rien. Juste la respiration de B., la sienne à lui là haut et le son de ses pas sur le sol goudronné. Brew ferma les yeux. Elle avait la drôle d'impression d'être chez le psychologue. A l'époque où elle en voyait un trois fois par semaine, pour elle, ce n'était pas comme les autres patients, elle devait toujours être allongée au cas où elle tombait, pour éviter qu'elle se fasse mal. Après, elle devait parler, raconter. "Mademoiselle Wanders? Expliquez moi ce qui vous empêche de dormir." . Elle avait la drôle envie de parler à ce... Comment s'appelait-il? Lui, qui la portait, lui disait qu'elle ne pourrait pas allait chercher son corps? En parlant de son corps... Non, après tout, elle n'allait pas se battre pour retrouver son cadavre, non. A quoi bon? On lui avait toujours dit "non, vous ne pouvez pas". Elle avait l'habitude. C'était simple, Brew faisait tout ce qu'elle voulait, du moment qu'on ne lui avait pas dit "vous ne pouvez pas demoiselle, c'est mauvais pour votre équilibre, votre santé". C'est vrai, personne ne lui avait jamais dit qu'elle ne pouvait pas empoisonner, tuer. Puis ce n'était pas si mauvais pour son équilibre de faire ça. Elle se dit:

* Puisque le lit vivant fait comme les psychologues et qu'il ne s'est pas présenté, il s'appellera Dr. C'est parfait. *

Puis elle se mit à parler, puisqu'elle en avait envie. Faire tout ce qu'on veut, n'était-ce pas un avantage quand on est mort? Elle dit ce qu'elle pensait, comme elle avait toujours fait, comme les docteurs, psychiatres et on en passe lui avaient toujours demandé, comme ils l'avaient toujours prié de le faire. Elle n'avait pas ouvert ses paupières.

Je sais, je pourrais jamais. Vous savez quoi? Ca se trouve qu'ils l'ont déjà trouvé, ils ont peut-être même arraché le coeur de ma poitrine, l'ont mis dans une théière et l'ont fait cuire à petit feu. Ou même peut-être qu'ils ont jeté mes cendres dans l'air et que je suis en train de les respirer à ce moment même, comme ils l'avaient jurer l'autre nuit, vous savez? Non, vous ne savez pas, tu ne sais pas, tu es ignorant. Ou alors peut être qu'ils m'ont enterrée et que tu es en train de marcher au dessus de mon cadavre, là.

Le visage de Brew restait neutre, comme si elle dormait, seules ses lèvres bougeaient. Puis elle souleva doucement ses paupières, montrant ses yeux verts perçants au grand jour et posa son regard sur son porteur.
Elle regarda attentivement ses cheveux. Ils étaient presque aussi noires que ceux de Brew, légèrement ondulés. Elle avait très envie de les toucher, quand elle s'aperçut que sa main était déjà à mi-chemin, prête à aller percuter lentement, du bout des doigts, les cheveux du drôle de jeune homme.
Et puis non, finalement, elle ne le connaissait pas, c'était mal de toucher les personnes ainsi. Sa main revint furtivement là où elle devait être, effleurant la joue de Dr. au passage, sans faire vraiment exprès. Mince, elle l'avait touché, trop tard. Elle baissa son regard, un peu honteuse, puis respira un bon coup et recommença à le regarder, plus dans les détails cette fois. Il avait tout de même de drôles de pupilles. Puis son grand chapeau... Etrange. Elle sortit, comme si c'était une évidence, une phrase tombée comme un cheveux sur la soupe, ces drôles de phrases qu'elle avait toujours eu l'habitude de dire.

Dr., vous êtes comme moi, vous êtes spécial.

Puis elle lui fit un sourire, une sorte de sourire à la fois compatissant et mou, en le fixant toujours de ses grand yeux. Elle essayait d'être la plus adorable possible, même si dans l'état où elle était, ce n'était pas chose facile.
C'était dans la nature de B., ce truc de vouloir plaire en permanence. Puis il faut dire que son porteur n'était pas dénué de charme, non?
Brew regarda le ciel et ce fichu soleil qui l'aveuglait, puis essaya tant bien que mal de vider son cerveau, de ne plus penser à rien, rien du tout.
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