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 Zero, sa main ne tremble pas

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Emu Osamaru
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MessageSujet: Zero, sa main ne tremble pas   Dim 15 Nov - 16:05

Un, la peau se déchire doucement

Hé bien qu'il y a-t-il Oni-chan ?
Où est-elle ?
Qui ça ?
DECONNE PAS PUTIN !!
han han han... tu devrais surveiller ton langage ma belle...

Oni bondit furieusement sur l'ex Gakikami. Ce dernier d'un mouvement adroit fit volte face. Son sourire jamais ne quittait son doux visage. Cadence, il bougeait adroitement, anticipant les coups de la jeune fille pour ne lui laisser que du vent à brasser. L'homme la faisait danser comme un maitre joue avec sa poupée. Et à chaque esquives, la haine de la demoiselle grandissait. Impossible de retenir tant de colère dans un corps si frêle, ses muscles se crispèrent lui donnant suffisamment d'impulsion pour prendre de vitesse Ibu, le beau Tokyoiste. Les deux corps se percutèrent violemment. Le bruit sourd des jeunes gens répercutèrent contre le béton armé du port. Les yeux exorbités débordaient de mauvais sentiments en l'honneur de celui qu'elle tenait maintenant fermement. Ses mains caressaient tendrement la chevelure noire corbeau du jeune homme et doucement ses doigts agrippèrent quelques mèches pour sceller sa prise. Le Gaki ne bronchait pas, son sourire croissait devant tant de faiblesse, devant cette perte totale de contrôle. Oni ne pouvait pas mieux vendre son secret. En agissant de la sorte elle exprimait clairement l'affection qu'elle portait à son amie et Ibu dégustait sa joie devant les prémices de la folie de sa camarade. Lorsqu'elle tenue suffisamment bien la tête de son ennemi, elle la balançât de toute sa force contre le sol. Le sang gicla sur le visage si doux de la jeune femme. Ce liquide chaud coulant le long de ses joues la stoppèrent nette devant cet acte horrible. C'était la première fois qu'elle était physiquement violente. A califourchon sur son opposant, ses yeux se posèrent sur l'homme en bien fâcheuse posture. Ibu la regardait avec cet air toujours aussi désinvolte, mais charmant. Son sourire n'avait cessé de croitre. Au bord de sa limite, il ferma les yeux. La respiration accélérait de la jeune femme brisèrent ses dernières forces et son rire s'éleva dans les air. Le port entier fut inondé de cette joie macabre. Un rire sinistre qui tétanisa de peur la gamine. Ses mains ensanglantées tremblaient sensiblement... Et pourtant... La voix insoutenable du garçon piétinait son pauvre esprit affaiblit. La sensation de sang, Oni pouvait sentir son goût fondre sous sa langue. Ses neurones lui crièrent à l'aide, sa tête bouillonnait du rire du Gaki. Il se tapissait dans son esprit et rongeait sa boite crânienne. La dirigeante d'Osaka n'en pouvait plus de l'entendre se bidonner de la sorte. Son corps entier vomissait la rigolade et suppliait Oni de détruire le type de Tokyo. La pauvre, elle ne pouvait se résoudre à tuer quelqu'un de ses propres mains. Et pourtant... ce qu'elle désirait le plus à l'heure actuelle, c'était de le faire taire, le frapper jusqu'à ce que sa cervelle tapisse le quai... Devant cette si somptueuse lutte intérieure, Ibu s'esclaffa de plus belle. Le grondement de satisfaction trancha ce qui restait de volonté à la gamine. Dans une râle subite, saisissant le crâne du joyeux plaisantin, elle le renvoya valser amoureusement sur le sol. Avant que ce dernier n'explose comme une vulgaire pastèque une voix retentit dans l'air :

Si tu veux la revoir...

Deux, le bout de verre pénètre sous la peau

La voie de Ibu retentissait distinctement. La revoir ? Un fin stratagème qui stoppa net la machine de destruction massive. Les mains cramponnaient au bout de chair débordant de chaleur rouge, Oni était immobile, suspendue aux lèvres du cadavre vivant.

Ha ha ha... tu y tiens tant que ça à cette gamine hein...

Son cerveau était enfouit sous des milliers de bruit sourds qu'avait émis la tête d'Ibu à chaque rencontre avec le béton. Ses doigts immobiles, son corps inerte, ses yeux fixent. Elle ne réagissait plus qu'aux allusions d'Hate. L'homme éprouvait un mesquin plaisir à rester en vie, aussi il déclara avec douceur :


Hate... tu veux la revoir hein ?

Comme un dé-clique, la machine eu un frisson qui remua sa chair, lui donnant un semblant de vivant. Elle n'était plus une menace, juste un chien qui attendait les ordres de son maitre. Son maitre.... Le dominant déborda très délicatement son esclave. Oni retomba sur les fesses tandis que son interlocuteur se redressa calmement. Il tenait au bout de la langue la laisse qui le reliait à l'animal pathétique qui gisait à ses pieds. Bien décidé à lui expliquer clairement la situation il continua :

Hate... la bulle, ta bulle...

Ces mots étaient de violent coup de fouet qui brusquèrent la pauvre fille. Oni leva la tête tentant sans doute d'apercevoir sa copine. Comme si elle pouvait s'illustrer par sa simple nomination. Ibu l'avait à sa merci. Il la ruât de mots, plus violent les uns que les autres. Et lorsqu'il en eu finit avec elle, miss Osaka ne ressemblait plus qu'à une coquille vide.

Fait en sorte d'être présentable... le conseil commence dans vingt minutes. Si jamais quelqu'un soupçon quoi que ce soit avant le début de l'épreuve...


Pas besoin d'en dire plus. Tout était si clair. Oni s'imaginait sa belle hurlant alors qu'un couteau séparait adroitement sa tête de son corps. Elle entrapercevait dans ce silence lugubre, le métal découper le coup de son grand amour. Pas besoin d'en dire plus... Ibu souriait, Oni soupirait.


Trois, l'épiderme se scinde en deux parties bien distinctes

Tu sais ce qu'il te reste à faire...

Les yeux rond d'Oni en disant long sur la demande du jeune Ibu. La folie avait fini de gagner son visage. Plus rien qu'une terre de désolation s'étirer maintenant sur sa face. Vendredi soir sonnait. Des larmes coulaient, l'es gouttelettes s'écrasaient lourdement sur le sol. La Gakisama, fixait ce dernier avec tant de dévotion qu'on l'aurait crue creuser sa tombe à coup de paupière. Plus le temps de réfléchir, Ibu avait utilisé tout son temps pour en venir là où il désirait. Il savait très bien ce qu'il allait se passer maintenant. Et rien ne le faisait plus jubiler intérieurement. Pourtant cette fois, il affichait un air grave. Jouant le jeu jusqu'au bout, il reprit de sa voix adorable :

Sa vie ne dépend plus que de toi...

La dernière bataille lui fit gagner la guerre. Oni ne pouvait plus lutter. Ses neurones avaient tous grillés sous l'image d'Hate périssant dans la soirée. L'idée de la perdre lui était bien plus insupportable que de se perdre elle-même. Alors, elle redressa la tête, les yeux vides de toute vie. Et gracieusement vain prendre le couteau que lui présentait son maitre.

Quatre, une ligne rouge se forme doucement

Emu ? Quelle bonne surprise. Comment vont tes pare...

Le coup fut donné justement en plein cœur. La mère de Hate fut donc la première à tomber. La petite dernière, Yuki, horrifié par la scène qu'elle venait d'apercevoir se mit à hurler. Le père de famille accourut le plus vite possible. Hélas quelques secondes trop tard. Oni découpait sa petite fille avec autant d'attention qu'un boucher coupe le beurre. Ses coups amples et précis traversaient n'importe quelle matière. Le seul son qu'on pouvait entendre était celui des éclaboussures répétaient contre le tatami du salon. L'homme poussa un cri de désespoir si profond qu'il fit tressaillir l'assassin. Il se jeta sur elle, la frappant si sauvagement qu'il quitta aussitôt sa nature d'homme pour s'élever à celle d'animal. La lutte fut cruelle, injuste, il se battait pour la vengeance, elle tuait par amour. Lorsqu'enfin, la bête tombât sous les coups adroits du chasseur. Aussitôt l'horrible et insoutenable silence de la mort régna en maître dans la maison aux couleurs de cercueil.

Cinq, la ligne déborde et le sang coule

Oni, devant le massacre accomplit, recula de quelques pas. Buttant contre un meuble, le téléphone familiale tomba. A sa chute le répondeur s'enclencha :


Vous avez... un ancien message... hier à ...15h34 : Maman, grand-mère a besoin de moi pour s'occuper de Mitsuki-san. J'ai conduit Yuki à l'école, je ne reviendrais surement pas avant l'heure du diner alors ne m'attendez pas. Ha ! Et, je n'ai plus de batterie, pas la peine de me joindre sur mon portable.

Le silence retomba lourdement. Oni ravala sa salive tout en essayant de contraindre son cerveau à oublier ce qu'elle venait d'entendre. Son menton se déforma, ses sourcils s'élevèrent... les larmes montaient. La Gaki mordillait sa lèvre sans s'en rendre compte, à s'en faire saigner. Impossible de distinguer laquelle des taches rouges étaient son sang, la jeune fille était recouverte de ce liquide couleur rubis. Elle ne pouvait plus bouger, plus respirer. Tout son être était hors service...

Okai... ri

La vie ne pouvait être plus violente... Cette voix était la plus
belle qu'elle n'avait jamais entendu, la plus exceptionnelle, la seule voix qu'elle voulait entendre... La douce voix d'Hate. Emplit de gaité... Pourquoi fallait-il que tout se soit déroulé si mal. Comment en était-elle arrivé là ? Elle l'aimait ? C'était ça, son point faible... elle l'aimait tant qu'elle en avait perdu la raison. Et maintenant... plus rien... sa raison était brisée, son amour envolé... Oni disparaissait sous le cris de son Hate :


HAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!!

Six... la douleur jaillit et libèrent son porteur


Oni regardait son bras couvert de sang. Elle avait, comme elle pouvait, mutilé avec une extrême violence et apathie son avant-bras gauche, avec au moins autant d'amour qu'elle avait réduit à néant la vie de son amie. Des lignes parfaitement parallèles ornées maintenant sa chair. Les coupures bien profondes libéraient suffisamment d'endorphine pour effacer sa mémoire. Celle-ci déjà bien trouble avait pourtant l'habitude de revenir sauvagement dans des moments bien peu opportun. Les jours avaient sans doute passé... Rien n'était moins sûr... Ici, le temps n'avait pas d'emprise sur la Gaki déchu. Ici.... un royaume bien étrange où s'était réveillée Oni un beau jour. Sans comprendre exactement où elle était.. ni même qui elle était, l'enfant s'était mise à avancer. Avancer sans relâche jusqu'à trouver quelque chose. Ou peut-être pouvait-elle marchait sans
que jamais rien ne l'arrête. Ça lui était égale, rien n'avait
d'importance à présent....


Sept... les marques s'effacent, rien n'a d'importance, les souvenirs restent... sa main ne tremble pas...


Dernière édition par Emu Osamaru le Dim 22 Nov - 22:21, édité 3 fois
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Alice
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Jeu 19 Nov - 21:56

    Lassitude. Le felin s'étira longuement, ses cotes exécutèrent une sorte de danse avant de redevenir immobile. Alice attendait sur ce qui semblait être les restes d'un arbre. Mollement couché sur le tronc, elle attendait. Patiemment, mais elle aimait l'avance. Le temps de tout anticiper avec un peu d'imagination. Mais cette fois-ci, cela lui faisait défaut. Aucune inspiration, divine ou stupide soit-elle ne venait embrouillée l'esprit de la gamine. Du vide, une pièce, avec une chaise, et enfin une cheminée. Voilà la tête de la jeune fille. Rien ne venait frappé à la porte de cette pièce, aucune idées ne venaient ramper, voler, s'écraser à cet endroit. Elles évitaient toutes Alice. Très bien. S'il fallait improviser, qu'il en soit ainsi.
    Un papillon aux ailes grillées lui chatouillait le nez. Quelle imprudence, ce délicieux encas s'éloigna pour revenir la nargué. D'une main, Alice attrapa l'insecte. Contemplant les tranches de pains qui constituaient son faible corps, elle les arracha pour les faire fondre sur sa langue. L'animal encore vivant souffrait en silence, n'y avait-il pas plus beau bruit ? Ses petits yeux de mouches trahissaient sa panique, ses pattes, enfin ce qui lui restait, s'agitait en tout sens, tentant de blesser la gamine. Mais la force d'un pinceau était-elle dangereuse ? Fronçant les sourcils, un peu vexé par cet affront, elle le mit dans sa bouche et se mit à le mastiquer, histoire d'abréger ses souffrances tout en lui faisant subir une mort particulièrement éprouvante. Enfin, elle le recracha. Il ne méritait pas d'être digéré. Comme pour se débarrasser d'une preuve qui ne mènerait à rien, la princesse l'écrasa de ses chaussures rouges. Voilà où était la place de ceux qui ne se laissaient pas faire. Sous ses talons, à épouser la terre à chacun de ses pas, surprenant mariage.
    Alice leva enfin la tête pour contempler le soleil qui se jetait dans les bras de la nuit. Encore quelques secondes à patienter. Sa petite trouvaille était sans doute en train de réaliser l'impact qu'était de se couper les veines. La mort, mais elle l'avait désirer. Dommage, ce désir ne serait pas exaucé.
    La fillette ferma les yeux, et quelques secondes plus tard, en les rouvrant, un corps mutilé était avachi par terre. Baignant dans le sang, cette âme reprenait vie, son liquide vitale réincorporant sa place, les cellules se reformant. C'était la magie du pays des Cauchemars.


    « Bonjour ! »

    Alice souriait de toutes ses dents, un sourire sincère, étincelant et pourtant terrifiant à la longue. C'était sur un ton joyeux, léger, mielleux qu'elle salua la nouvelle arrivante. Encore étalée par terre, peut-être abasourdie par ce qui s'était passé, Emu ne se relevait pas. La gamine la prit par le bras, déposa un baiser sur sa joue et la regarda.

    « Tu sais, tu es joli, mais pas très bavarde... Je t'attends depuis longtemps ! Au moins 10 minutes. Bienvenue, te voilà dans un monde merveilleux ! »

    Alice ne put s'empêcher de lui murmurer à l'oreille, d'un ton plutôt lugubre.

    « Le mien... »

    S'éloignant, elle reprit son masque à sourire, et rayonna. On aurait dit qu'Alice dansait, chaque pas était délicatement préparé pour le suivant. Tenant la main d'Emu, elle l'entrainait à visiter la forêt, gorgée de surprises, de papillons aux ailes beurrés, aux chenilles fumant du narguilé. Tout ceci étaient consommable, et tout ceci étaient dangereux une fois la nuit tombée. Le paysage se faisait sombre, la lumière se défilait, peureuse va.

    « C'est là que ça devient marrant... »

    Autant paraître idiote. Autant faire penser à l'adversaire que son combat est gagné d'avance contre un intrépide, qui ne sait aligner deux mots sans être sérieux. Emu perturbait Alice. La souffrance psychologique, elle idolait sa genre de crime. Fermant les yeux, tremblant par soubresauts, Alice imaginait. Son esprit vagabondait, passant dans les enfers, piochant au paradis et tuant la terre. C'était douloureux, mais que ne fallait-il pas faire pour le Savoir ? Un Yokai se dessina lentement devant les deux jeunes filles, un vieillard d'environ quatre-vingts ans. Bon, il y avait mieux, mais pour un début, c'était toujours bien d'avoir un homme rongé dans les remords d'une guerre qu'il n'aurait pas voulu faire, ou quelque soit ses péchés.

    « S'il te plait... Apprends-moi à tuer sans toucher ! »

    Curieux souhait. Emu n'avait pas été amené dans un monde d'exception par hasard, pas elle. Non, elle devait se rendre utile, prouver qu'elle pouvait survivre dans un monde de dingues. Tuer pour survivre. Quel intérêt ? Mais c'est un jeu voyons !

    { Je n'ai pas pour principe de faire de longs postes, donc désolé si mes rps n'égaleront pas les tiens en taille :] }
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Emu Osamaru
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Lun 23 Nov - 2:20

[han je suis désolée... en fait ça dépends vraiment des moments.. gomen.. c'est un peu long --' je vais tenter de faire plus court la prochaine fois promis ! é_è]

Lorsqu'une lumière croisa sa route, Emu fut d'abord surprise... puis éblouit. Le long de ses bras coulait encore le sang chaud qui l'avait vu mourir. Sa mémoire était tout aussi flou que les milliers de cicatrices qui ornaient ses bras. Et pourtant, les rayons lumineux transpercèrent sa chair, la cramant comme un vulgaire bout de papier. Son cerveau frémissait doucement. Et une à une les bulles renfermant ses souvenirs éclatèrent à la surface perturbée de son esprit affaiblit. Son corps entier tombait dans un doux tourment, tandis que les ténèbres dans lequel elle avait tant erré, sombrèrent dans l'oublie. Et... alors que le son strident du couteau déchirant la chair fraiche lui revenait en tête, alors que l'horrible rire sadique de Ibu imprégnait sa boite crânienne, alors qu'elle sentait, au creux se ses mains, le corps endormis de Hate et son cris brisant sa réalité, Emu aperçut ses os se comprimer un à un. Dans la plus grande souffrance, la gamine observa, ses doigts se tordre, son corps se briser sous les souvenirs. Et lorsqu'il ne resta plus que son visage déformé par la douleur, Hate apparut. Dans cette lumière aveuglante, son visage s'effaça doucement. Sous les yeux attentifs de la suicidé. Ne plus battre des paupières, fixé son regard, ce moment, cet infinie pour ne jamais oublier le visage de l'amour. Pour ne pas la perdre de vue... ses cheveux s'incendièrent, sa peau crépitait, mais ses yeux ne se détournaient pas de la grâce de son amie. Au final... Emu disparut, ou presque... Son œil gauche resta en suspend, dans le vide de l'entre mort. Fixant inlassablement cette beauté parfaite.


HAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!
Tic tac tic tac...
Qui es- tu ? JE SUIS TON PERE !!! MEURT ! CREVE ! Quelle est-elle ? La bulle et moi allons dîner.. arrête... arrête.. Je t'en pris... je ne veux plus... stop... arrête... je suis là... Tic tac tic tac... je suis la pour toi.. Que le Gakishow commence ! NE LE DIS JAMAIS A PERSONNE OK ! EMU REGARDE MOI ! Awa ? Enchanté, moi c'est Emu... Ça va aller ma puce... ton père est... Bordel... MERDE ! Ta soeur hein ? Anie... tu peux compter sur moi... Mademoiselle Osmaru... vous avez perdu la tête... TA GUEULE ! où vont les oiseaux lorsqu'ils ne sont pas dans le ciel ? JE TE DETESTE !!! Où est-elle ? Qui ça ? JE TE HAIE !!! DECONNE PAS PUTIN !!
Disparaît...


Un affreux brouhaha qui martelait son cerveau, inondé la moindre parcelle de sa peau. Emu poussa un long gémissement, entre le cris de désarrois et de folie pure. Tous ses bruits, directement gravés sur chacun de ses os, lui infligeaient une terrible douleur. Imaginez un peu que l'on sculpte avec toute l'attention et l'amour que le peux un être cher, de simples phrases issus de longue conversation, sur vos tibias fumant. Martelé à coup de burin, vous ressentirez tout votre squelette, tremblant a chaque nouveau coup. Jusqu'à ce que la douleur
soit telle, que vous lui arracheriez l'engin des mains, pour finir de
tailler vous-même le plus vite possible, les quelques mots qui restent. Maintenant imaginez qu'à ce moment précis, ce que vous ressentirez n'est qu'un dixième que ce que vivait Emu Osamaru. Une à une, ses cellules cramaient. L'air ne parvenait plus à ses poumons depuis au moins des centaines d'années. Les cris se faisaient plus fort, la douleur plus grande, elle étouffait, la mort n'avait jamais été aussi sadique. Hanji criait dans son esprit, sa mère hurlait, son père cognait, Ibu rigolait, Hate pleurait. Des millions de personnes parlant tous ensemble, en même temps, jusqu'à ce que les voix ne deviennent plus qu'une immense tonalité résonnant dans chacune de ses molécules. Et...
Soudain, le bruit disparut. Plus rien... un silence angoissant, meurtris. Emu ouvrit les yeux... une marre de sang frais l'entourait, comme un lac qui se rétractait petit à petit jusqu'à disparaître dans l'épaisse herbe verte. Oni n'osait plus bouger. Incapable de comprendre ce qui se déroulait. La douleur avait disparu, les voix aussi... son corps lui, s'était totalement recomposé... Mais où ? Était-ce ça ... l'enfer ? Bien consciente de sa condition... Jamais dieu ne l'accepterait à ses côtés, après tout ce qu'elle avait fait... Mais n'étais-ce pas de sa faute ? Si seulement il avait intervenu lorsqu'il était encore temps. Pas la peine de remettre en cause le tout puissant, s'il devait y avoir un après, c'était pour sur d'en bas qu'Emu observerait les Hommes. Les secondes passaient étrangement lentement, la jeune fille s'agrippa fébrilement à une touffe bien douillette.
L'enfer était écolo .... pas de doute là-dessus... c'était pas du gazon artificiel... Mais avant que son esprit ne se heurte à de nouvelles questions hautement spirituelle, il lui sembla voir un pied... de belles ballerines... Satan faisait de la danse ? Ou alors... elle décolla difficilement sa joue du lit printanier pour observer ce qui, à première vue, semblait être une jeune fille.
Si Satan était une fille... ça expliquait bien des choses quant à l'amour que lui avait porté dieu... Et également comment il, enfin, elle avait pu se retrouver chassé du paradis selon les bons chrétiens... Plus vite qu'elle ne pu le faire, l'inconnue la redressa. Avec souplesse et délicatesse. C'était une très belle jeune fille. Gracieuse, finement habillé, avec un petit sourire charmant de... cannibale... Ce fut sa première impression... Quand bien même son innocence la rendait particulièrement attirante, Emu ne savait que trop bien l'utilité des masques. Les fines lèvres de l'inconnue se déposèrent rapidement sur sa joue. La suicidaire resta de marbre. Son cerveau avait beaucoup de mal à coordonner son corps avec son esprit. Seuls ses yeux semblaient vifs. Le reste n'était qu'une poupée qui avait du mal à se lancer. La douce voix de Satan (pourrions nous dire Satane ?) secoua violemment ce qui lui restait de vie :

Tu sais, tu es joli, mais pas très bavarde... Je t'attends depuis
longtemps ! Au moins 10 minutes. Bienvenue, te voilà dans un monde merveilleux !


Emu haussa les sourcils. Accompagnant l'incompréhension de la marionnette ensanglantée, la princesse de l'enfer lui murmura :

Le mien...

Quelle voix splendide. Entre l'enfantillage et la cruauté. Quelque
chose de magnifiquement orchestré. De simples mots coulant sur un sadisme passionnant et chaleureusement cruels. Il n'y avait pas de doute à avoir. Ce monde était bel et bien le sien. Emu ne pouvait contester tant sa phrase imprégnait les lieux. La lumière elle-même se courbait devant les pas de l'enfant.
Elle l'entraînait, main dans la main, dans un dédale de ridicule et de magie. Les arbres abordaient des couleurs insoupçonnés, les oiseaux volaient à l'envers, les milles pattes terrorisaient par leur grandeur. Tous était difforme, invraisemblable. Comme l'esprit confus d'un enfant malade. Et dans chacune des scènettes qui se jouaient devant leur yeux, un grotesque dédaigneux se mêlait aux douceurs colorés de l'environnement. Emu ne savait plus ou donner de la tête. Et tout aussi rapidement l'inconnue se stoppa, tremblant elle ferma les yeux. Si étrange et pourtant, dans ce lieu où la normalité n'existe pas, elle paraissait se fondre à la perfection dans ce décor surréaliste. Quelques minutes tout juste lui fallut pour dessiner un vieil homme sous le regard ébahit de l'ancienne Gakisama. Le sourire de satisfaction de la princesse indiquait qu'elle venait... de rien... crée un homme âgé et soufrant... Emu n'en croyait pas ses yeux... quoi que si en fait. Encore une fois, tout ça faisait partie d'un tout complètement délirant et plus rien ne lui semblait impossible dans ce monde de folie... Plus rien ou peut-être...

S'il te plait... Apprends-moi à tuer sans toucher !

Alors, c'était ça ? La reine des enfers avait conduit dans son petit jardin d'éden Oni... et non Emu... Tuer sans toucher... c'était la devise des Gaki. Comment était-elle au courant ? Mais... qu'importe, les choses étaient différentes maintenant... n'avait-elle pas enfreins les règles du jeu...? oui mais... non attendez ... N'était-elle pas tout simplement morte ? Emu cligna des yeux en silence. Elle avait beaucoup de mal à se souvenir, maintenant que le bruit avait disparu... c'est comme s'il avait emmené avec lui, toute trace des derniers jours avant son suicide. Juste un magnifique flou artistique demeurait à l'endroit où reposait sa mémoire. Emu secoua la tête. Posant les yeux sur le vieillard attendant devant elles. Puis tournant la tête vers la princesse. Alors, lorsqu'elle était prise de folie créatrice, elle imaginait et cela suffisait. Créer pour détruire ? A quoi bon ? Quel était ce jeu ? La jeune fille détourna les yeux du vieux morceau de chair en soupirant calmement...

Je ne suis pas sur de comprendre...

Elle plongea alors ses yeux dans ceux de l'impératrice. Son regard était strict, incroyablement beau... Perdue... Seul son œil gauche fuyait, il semblait s'évaporer, comme si sa forme réel se trouvait bien loin de l'orbite dans lequel il devait exister. A sa place, un oeil tout aussi semblable que le vrai, bleu azur... mais vaporeux... Sans aucune impolitesse, elle reprit :

Je ne tuerais personne...

L'enfant demeurait dans la totale incompréhension. Et cela ralentissait son cerveau déjà bien mou. Sur d'elle, avec toute l'éloquence qu'elle le pouvait, elle refusa de se soumettre à l'autorité de la reine des enfers...


Dernière édition par Emu Osamaru le Lun 23 Nov - 17:06, édité 1 fois
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Alice
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Lun 23 Nov - 8:08

    [ Mais aucun problèmes, tes posts sont très très biens t'inquiète x3 ]


    « Je ne tuerais personne... »

    Alice leva la tête doucement, comme si quelque chose dans ces quatre mots étaient mal passé. Elle avait bien compris, pas accepter. Elle dévisagea celle qui avait oser les prononcer. Un regard fixe qui dura quelques minutes, à se regarder, bêtement. L'air autour devenait froid, la lumière sombre de plus en plus rapidement. Les panneaux s'agitaient en tout sens, changeant les directions affolés. Les papillons étaient déboussolés, où était le crépuscule ? Tout les insectes, chose étaient sortis pour contempler ce chaos à l'échelle minime. La fillette laissa glisser une syllabe entre ses lèvres, délicatement, sur un ton faussement vexé.

    « Oh ? »

    Suspens. Le temps était suspendu. Suspecté d'être mort. Bien. Aujourd'hui Alice ne tuerai pas, Alice torturerai.
    La sois disante décision qu'avait pris Emu était tout à fait compréhensible. Elle était morte et vivait pour une seconde fois. Elle devait sans doute se dire que cette vie là n'était pas importante, qu'elle pouvait la gâcher, que c'était une sorte de recommencement, et s'il elle se trompait, cela n'aurait aucun impact. Un classique. Un classique qui ennuyait la fillette. Mais là, au lieu de lui montrer comme aux autres des viscères, des entrailles dégoulinants gracieusement d'un corps sans importance, elle la prendrait à son propre jeux. Car maintenant sa vie était celle d'Alice. Son passé est celui de la petite fille, ses erreurs auraient pu être oublié.


    « C'est dommage. Si tu ne tues pas, tu seras tué. Mais maintenant, je vais me contenter de te montrer ce qu'il se passe quand tu dis non à une personne auquel tu dois tout... »

    Son sourire s'élargissait, ses dents pointus étincelaient, et ses yeux... Ses yeux brillaient. « Tu vas crever. » disaient t'ils. La mort sera une délivrance si Alice s'exécutait. And she did. En chantonnant, d'un air guilleret, elle commença.

    « Hate, Hate, Hate ! Hate... Hate ! La pauvre petite... Tu es bien cruelle dis-moi, sa pauvre famille... Tu l'as bousillé ! Pour un simple jeu ! Tu es bien capable de tuer pour un jeu ! Et dire qu'elle t'aimait plus qu'une simple amie... Tu es une belle ordure de l'avoir fait souffrir ainsi, juste pour gagner un... lot. Le titre de quoi ? La plus grande lâche pour avoir décimée la famille de Hate ? Bravo, effectivement, tu as gagné ! Mais maintenant, tu es seule, car elle t'as rejetée, t'as même demandée de partir. Tu l'as fait. Tu ne te sens pas mal ? Tu ne sens pas ton intestin se serrer ? -Oh, pardon ça c'est moi, je voulais juste voir si il éclatait- J'espère que tu as honte, mais je vais te dire un secret... Ici, c'est moi qui donne la mort. Tu ne peux pas mourir, et la souffrance ne te fera pas du bien, crois moi. Tu n'as aucun échappatoire sauf peut-être... »

    La fillette contempla le regard pleins d'espoirs d'Emu. C'était beau cet espoir désespéré.

    « Tu sais... J'avais le choix de la faire revenir, d'ailleurs je le peux encore, du moins il me reste quelques heures avant que son âme pourrisse. Là tu trouveras le temps de lui faire tes explications. Ou alors, si tu préfères, je te laisse dans tes remords, et je t'aide à te faire mal. ♥️ Si tu veux, on prends des couteaux et on te taille le corps, je verrais bien une jolie libellule sur ta joue ! »

    Alice disait la vérité. Alice mentait. Alice créait pour être crédible, Alice détruisait, c'était risible. Le Yokai, fraichement créer, profita de cette occasion pour filer. Pensant que son corps n'était que discrétion et raffinement incarné, le vieil homme ne put être plus bruyant. La fillette tourna la tête, exaspéré, et silencieusement, elle fit imploser le vieillard. Il y avait des centaines de plus belles façon de tuer quelqu'un, mais si l'on voulait étudier l'anatomie de celui-ci, l'implosion restait la plus utilisé. Cette fois, aucune étude ne fut faites sur le corps d'un Yokai. Juste les morceaux d'organes qui pendouillaient un peu partout avant de disparaitre et de ré-intégrer la tête de la petite fille. Peu patiente, elle tourna la tête envers son invité une nouvelle fois, puis fit la mine boudeuse même si une once d'amusement scintillaient dans ses yeux. Le vent se levait avec précipitation, bouleversait les cheveux des deux personnes violemment. C'était... Poétique. Le sang du vieillard était encore étalé sur les arbres, et on aurait dit que le liquide voulait s'enfuir également, courant à travers les êtres sylvestres. La forêt grouillait de mouvements, et pourtant le silence régnait. Délicieusement effrayant, même Alice frissonnait. De froid ? D'excitation ? Le narguilé des chenilles venait s'échouer sur l'air, qui emportait doucement cette odeur mortelle, mais pas pour les insectes. Ils en étaient tous accrocs. Certes, la princesse devait sans doute chambouler un peu le Chat, lui qui n'avait pas l'habitude des tempêtes, confortablement installé dans ses feuillages mais tant pis. La nouvelle avait besoin d'une démonstration, de faible augure, Alice était fatigué. Sa cruauté, non.
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Emu Osamaru
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Lun 23 Nov - 16:16

La princesse déferla sa rage sur terre. Le monde s'éclipsa presque sous ses bottines. Il s'agitait, fumant sous l'énervement de la reine des enfers. Sa folie emplissait l'espace donnant à l'atmosphère une teinte sanglante. L'air devenait de plus en plus lourd sous le regard amusé de l'impératrice. Lugubre, inquiétant, plus rien n'avait de charme et tout s'estompait doucement dans les ténèbres. Incroyable décadence de la vie, la mort était maintenant maître des lieux, au service de l'enfant. Emu restait statique devant cette démonstration de puissance. Un frisson parcouru son corps. Ses yeux déambulaient froidement sur le saccage du décors. Les sons étaient couverts par l'amertume de la non-existence. La gamine était terrifiante... Et Emu lui avait refusé de jouer. Comme arracher son doudou à un bébé, elle venait de priver sa majesté d'un pur moment de plaisir et cela ne lui plaisait pas. Osamaru soupira silencieusement. Qu'importe si son corps devait être détruit. Qu'importe si elle devait disparaitre à nouveau. Plus personne ne l'attendait, plus personne... Alors qu'elle se laissait glisser dans les méandres de son esprit, l'inconnue lui adressa quelques mots :

« Hate, Hate, Hate ! Hate... Hate ! La pauvre petite... Tu es bien cruelle dis-moi, sa pauvre famille... Tu l'as bousillé ! Pour un simple jeu ! Tu es bien capable de tuer pour un jeu ! Et dire qu'elle t'aimait plus qu'une simple amie... Tu es une belle ordure de l'avoir fait souffrir ainsi, juste pour gagner un... lot. Le titre de quoi ? La plus grande lâche pour avoir décimée la famille de Hate ? Bravo, effectivement, tu as gagné ! Mais maintenant, tu es seule, car elle t'as rejetée, t'as même demandée de partir. Tu l'as fait. Tu ne te sens pas mal ? Tu ne sens pas ton intestin se serrer ? -Oh, pardon ça c'est moi, je voulais juste voir si il éclatait- J'espère que tu as honte, mais je vais te dire un secret... Ici, c'est moi qui donne la mort. Tu ne peux pas mourir, et la souffrance ne te fera pas du bien, crois moi. Tu n'as aucun échappatoire sauf peut-être... »

Ses souvenirs remontaient à chaque mot et sa douleur grandissait. Dans une râle subite, Emu agrippa son crane, se tordant de douleur. Spectacle qui ravissait au plus au point la maitresse des lieux. Et lorsque cette dernière ponctua son dialogue du court silence, Emu redressa la tête, les yeux pleins d'espoir, espoir de ne plus entendre, de ne plus se souvenir...Court moment de liberté...

« Tu sais... J'avais le choix de la faire revenir, d'ailleurs je le peux encore, du moins il me reste quelques heures avant que son âme pourrisse. Là tu trouveras le temps de lui faire tes explications. Ou alors, si tu préfères, je te laisse dans tes remords, et je t'aide à te faire mal. ♥️ Si tu veux, on prends des couteaux et on te taille le corps, je verrais bien une jolie libellule sur ta joue ! »

L'espoir brisa en mille morceaux, la reine continuait de parler. En déferlant maintenant une cruelle vérité. Hate était encore en vie, elle, le sadisme incarné soulignait avec élégance la relativité de l'existence de la Bulle. Comme il était adroitement joué de définir la vie d'Emu à partir de sa tendre amie. Décidément, la princesse avait tout compris. Normal pour la dirigeante du royaume des enfers non ? Mais cette manœuvre, si horrible qu'elle pouvait être, arracha un léger rire à l'ex Gaki. Le vent s'emballa devant la fureur mélodieuse de sa créatrice. Osamaru passa sa main dans ses cheveux, rabattant une de ses mèches derrière l'oreille. Ses gestes étaient gracieux et maîtrisés. Son regard se déposa sur le vieil homme qui, profitant de l'agitation, tentait désespérément de fuir. Emu sourit franchement devant cet acte perdu d'avance car... si elle ne se trompait pas... La gamine exaspéré détruisit sa créature sans aucun once de remord. Le plus violemment possible elle fit imploser le vieil homme. L'ex-gaki baissa la tête devant cet acte horrible. Chaque cellules de son cerveau se réveillèrent enfin, bouillonnant d'envie de bien faire, chacune d'elles lui envoyèrent une idée bien précise, un topo de la situation actuelle. La confusion la plus total régner dans sa tête.
Et néanmoins, Emu restait calme. Tous ses calculs avaient été exacte. La Gaki, même déchu, n'avait pas perdue son habilité à parler ... Car
après tout... sa reine lui avait demandé de tuer sans toucher. Et en vue du cadavre en décomposition... La jeune fille avait plutôt bien réussit son coup. Souriante devant la chair fraiche tapissant le sol, Emu cessait d'exister. Ses yeux se fermèrent tandis que les traits de son visage se détendaient légèrement. Emu ne devait pas exister dans ce monde. Emu était morte lorsqu'elle avait massacré l'amour de sa vie. Emu disparut.. A sa place, une jeune fille en tout point pareil ré-ouvrit les yeux. Un sourire franc et bienveillant orné son visage aux traits si délicat qu'on la savait pertinemment éloquente à la manière des nobles d'époque. Oni était de retour. Et s'il y avait une quelconque manière d'oublier Hate, d'oublier le mal qu'elle avait fait alors elle si soustrairait. L'ex Gaki murmura subtilement :

Tuer sans toucher hein ?

Très loin de la schizophrénie, Oni était juste son pseudonyme de jeu, rien de plus, rien de moins. Mais il était beaucoup plus facile de se persuader être quelqu'un d'autre que d'assumer ses propres actes. Ses neurones se mirent d'accord pour lui ordonner une dernière action avant de se taire définitivement.

Princesse... vous faites erreur sur la personne... Je n'ai rien à vous apprendre, vous vous débrouillez déjà si bien...

Oni avait conduit la princesse là où elle le voulait. Elle voulait voir disparaitre le vieux sans qu'Oni ne le touche, voilà qui était fait. Quoi d'autre maintenant ?
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Alice
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Ven 11 Déc - 23:01

    Emu laissa échappa délicatement un petit rire cynique. Sa main poursuivit ses longs cheveux pour les replacer derrière l'oreille, comme s'il n'y avait pas d'autres importances que celle de se recoiffer. Vexant, la gamine n'intéressait pas. Que fallait-il faire pour que l'intérêt que suscitait Alice ne dépasse les quelques minutes, ou même heure ? Alice était la peur, et il fallait la craindre à tout moment, car la seconde même où l'on contemplait son bras et sa faculté exceptionnelle à manier des objets, on pouvait se retrouver avec un moignon sanguinolent. Ou même deux.
    L'invité du pays des merveilles restait calme, malgré le fait qu'un vieillard avait explosé à ses cotés. Que croyait-elle ? Qu'elle était suffisamment importante pour ne pas craindre de subir le même sort ? Quelle arrogance. Dieu aurait punit ce genre d'orgueil, et Alice était Dieu.


    « Tuer sans toucher... Quelle incrédule tu fais ! Je ne te parle pas du contact physiques, je ne te parle pas de quantité de sang qui coule, ni même ce qu'il reste de son intestin après l'avoir détruit. Ce veux que je savoir, ce que je veux apprendre, c'est tuer. Dans la tête. Faire exploser ces petites cellules, par les mots. Les faire devenir folle, leur faire connaitre le gout de la souffrance, ne pas les laisser ignorante de la vie. Comprends-tu ? Leur injecter l'encre de la souffrance, leur marquer les Lois sur la peau, prendre leur conscience et leur sérieux pour les emmener à la folie. Et qu'ils en crèvent, qu'ils veulent mourir pour terminer ces douleurs. Mais je ne veux pas qu'ils aient mal comme ils pourraient l'avoir en perdant une jambe, ou même les deux. Je veux qu'ils ressentent particules par particules, la saveur de la mort, aromatisé à l'Alice... »

    L'enfant accompagnait ses paroles en posant ses mains sur son ventre, sagement et arbora un grand sourire qui laissait découvrir ses dents alignés. La tristesse, la dureté de la vie l'avait amené à sourire à l'échec et aux situations périlleuses. La situation l'agaçait et c'était hors de question de le montrer, sourire crispé si il le fallait.
    Alice fit quelques pas et tourna autour d'Emu, l'observant de tout part comme on regarderait un beau gigot d'agneau avant de le croquer. Un peu tendre, bien saignant... ? Il manquait du sang dans ce décor idyllique, et les intestins du vieillard avait quitté la scène par la porte de derrière, fuyards, pendards. La petite fille, déçue, laissa apparaitre une grimace exagéré pour son public imaginaire. D'un ton faussement théâtrale, et purement pathétique, elle laissa échapper, sur un velouté de lait, ces paroles.


    « Alors... Vous ne m'aiderez point. Je vais le faire, non pas par gentillesse, mais pour vous ouvrir ce qui à l'air d'être des yeux usés par tant d'inefficacité. »

    La petite fille glissa sa main le long du bras d'Emu, se plaçant derrière elle. Agrippant l'habit de la jeune fille, la gamine tira doucement en chantonnant.

    « Oh... Ne penses pas que j'en veux à tes vêtements, là, c'est ce que tu vas croire, mais je te rassures, tu seras toujours habillé une fois terminé. Je tire doucement. Je tire, tout doucement, tu dois commencer à le sentir ça, non ? Ca ne fait pas mal pour l'instant, ta peau est un petit peu élastique, mais je pense rapidement arriver à ses limites... Attends. »

    Alice déchira la manche du vêtement de son invité pour découvrir son épaule. Le bras était déjà couvert d'ecchymoses.

    « Ne t'en fais pas, tu ne sentiras pas tout ça... Tu vois la démarcation rouge qui se forme, vers le haut ? C'est là que ça va... s'arracher. »

    L'enfant avait pour l'instant effectuer cela tout en douceur, mais la douceur était bien longue et lassante. Alice tira alors d'un coups sec, en s'assurant que le bras ne se détacherait pas. Quelques veines éclatèrent grossièrement, et du sang se s'éparpilla partout dans l'herbe. On aurait dit des vers qui se jetait sur leur prochaine pourriture. L'image se composait ainsi. Une jolie forêt, à un endroit plutôt dégagé, deux jolies jeunes filles dont une, plus petite, tenait le bras de l'autre qui virait au rouge. Un sourire se dessinait sur le visage de la princesse, timide et curieux, il venait gouter à cette foutue vie qui sentait la mort. Délicieux disait-il, et il s'agrandissait. Ses dents prenaient alors le relais, brillant de leur blancheur immaculé, réservé aux innocents. Ses dents avaient goutés le sang, avaient mordu la chair et cracher des boyaux, rien de plus coupable n'existait en catégories dentaires. Somptueuse ironie, Alice laissa ses réflexions de coté, inutile pour le moment, même si le ton sarcastique lui plaisait. Soudain, la petite fille lâcha le bras de l'invité, et se retira de quelques pas. Un soupir trancha de la scène précédente.

    « Ma belle... Tu m'ennuies. Tu ne veux donc pas faire comme les autres ? Hurler " Dieu " que ce massacre ne s'arrête ? Ne veux-tu pas implorer un peu ta souffrance au lieu de la garder pour toi ? Je n'y arrives plus si tu ne te confies pas... Tu peux avoir confiance, tu sais. Tout de manières, je connais déjà tout de toi, alors un peu plus pourra toujours m'aider à te cerner. »

    A savoir ce qui cloche chez toi, savoir ce que tu remues comme enchainements de neurones, le reproduire et tuer. C'était simple. Pour parfaire ce ton maternel, Alice s'approcha d'Emu et passa une main sur son visage, comme une caresse. C'en était comique tellement la princesse était petite mais cela n'enlevait pas le charme du geste. Allez petite idiote, rejoins moi criait les doigts qui parcourait la peau douce de la jeune invité, ils tapotaient doucement cette surface. Etait-ce creux ? Et si l'on appuyait, percerait-on cette enveloppe de chair ? Atteindrons-nous les vaissaux, les globules rouges, leur rendra-on cette vil liberté ? Débat inutile, mais si cela permettait de comprendre ce qu'il se passait dans cette tête comblée d'idées... Impatience.

    « Bien. Deux choix. Tu dégages ou tu revois ta petite Hate. - Détester en anglais, quelle blague... - Si tu veux revoir ta charmante amie, tu travailles pour moi. Alors si j'étais toi, je profiterais de cette deuxième vie au lieu de pourrir en Eden avec ces pommes de souffrance qui te tenteront pour le restant de tes jours sans que jamais tu ne puisses y toucher. Compris ? »

    Alice roula des yeux et posa son regard sur Emu, presque exaspéré de toutes ses explications pour convaincre une... Jeune fille à rejoindre ses rangs. Habituellement, on se jetait dans les bras de la princesse en pleurant de joie pour cette nouvelle chance, crétins...

    « Et comme cela va me gonfler d'attendre ta réponse, je considère cela comme un oui. Si tu ne savais pas, maintenant c'est bon. Viens avec moi, dans ce monde aux merveilles. Tu es... Chez toi. »

    Des petites dents reprirent leur costume de soeurs innocentes et vinrent briller, chaleureusement. Alice tendait sa main vers son invité, au bras qui ruisselait de sang par terre. La gamine s'approcha alors, déposant un baiser sur la blessure et se retira une nouvelle fois, toujours la main en avant. Les cellules d'Emu devaient bouillonner, le sang reprenait sa place, les bleus disparurent, le vert de l'herbe ne virait plus au rouge.
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Emu Osamaru
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Jeu 17 Déc - 2:07

Pourriture, une odeur amère de chair moisie. Emu était immobile, statique, inconsciente. Comme si la mort l'avait attrapé par le bras. Une douleur immense vibrait dans ses muscles, tétanisant tout son être. Ce n'étais ni son suicide, ni même la couleur de son sang dégoulinant allégrement de tout ses ports mais bel et bien la présence de ce petit bout de femme à ses cotés. Chacun de ses faits et gestes la transformaient un peu plus en marionnette désarticulée...
Infamie que le monstre qu'il lui arrachait ce qui lui restait de vie. Emu concentrait tout son être sur l'image de son bras se rompre doucement. Du sang.... et au milieu de ce jeu sadique, une fille... deux filles... des milliers de souvenirs se percutant dans l'air formant une douce mélodie, où l'horreur rythmait la musique comme le batteur donne le tempo. Cruauté, élégance, avidité, charme, folie... Des mots bien présent au fin fond du regard de la reine des enfers.


*Rien ne sert de crier... personne ne m'entendra ici... Je suis seule... seule comme jamais je ne l'ai été. Et c'est cela tout ce que je mérite... Je sais qui je suis... Mais toi.. qui es-tu réellement ?*

La main de l'impératrice glissa sur sa joue, lui arrachant un faible soupir. Ses doigt s'agrippant à son être, la forçant à la suivre. Ses ongles griffant son âme pour la plier à sa volonté. Emu restait fière, un sourire parcouru son visage tandis que la patriarche dictait sa proposition. Ainsi donc, Oni servirait la demoiselle... dans quel but ? Celui bien précis d'échapper à cette folie. Ou alors quelque chose d'autre se cachait entre ses neurones, une idée, un plan … qui sait ?
Rien ne transfigurait... Seule la femme était là... les femmes... et un jeu étrange s'instaurant entre elles. Un désir de soumission, une envie de liberté, un calcul, un regret, une revanche, un amour... Alice... Emu... Le temps était en suspends, ne voulant troubler la scènette qu'elle entreprenait.
Pour sceller leur accords, la plus petite vain effacer la douleur de la Gakisama en baisant son bras. Aussitôt le monde accourut à ses pieds. Nouvelle démonstration de puissance exacerbé, le sang lui même se remit dans les veines de la jeune victime. N'importe qui aurait tremblé, pleuré, exprimé d'une façon ou d'une autre la peur qu'on pouvait éprouver devant tant de pouvoir. Il n'en était rien... Oni n'était pas n'importe qui... Pas de larmes... pas embrassades... pas de crises... pas d'au secours. Rien d'autre qu'un faible mot... une prononciation étouffé par le teinte morose d'une existence décroissante.


… Princesse...

Emu n'affichait rien d'autre sur son visage qu'un vide totale, déchargé d'émotion. L'empreinte de sa vie semblait l'avoir complètement perdue. Rien … plus rien... Et pourtant... les vapeurs azurs s'échappant de son œil gauche, comme des larmes éternelles coulant à flot... quelque chose dans son regard, un démon bien présent, fixant, amusé, la toute petite. Une provocation distante, un respect immense, une soumission totale... La Gakisama resta quelques minutes de plus plongeant ses yeux dans ceux de la belle. Et en silence, se pencha. Sans que la dame ne puisse réagir, elle posa très délicatement ses lèvres sur celles de la directrice des lieux. Cette échange rapide, la prenant de cours, comme pour lui délivrer son accord... un silence valait bien mot que quelques mots mal dit. Ce baiser aussi rapide qu'il fut, venait souligner son incapacité à prévoir le futur, l'incertitude de sa vie... Bien que totalement dénuée de sentiment, il lui était fraichement destiné. Et tout aussi délicatement qu'elle l'avait fait, se redressa pour lui susurrer à l'oreille :

Hate... Résultat.... en japonais.

Il était amusant d'observer quelle signification les personnes aimaient tirer d'un mot sans même chercher une quelconque autre explication. Hate...détester pour les trois quart des gens... un mot dur, indélicat, repoussant... et pour le reste, une fin, une limite... Sans connotation, un résultat peut être bon ou mauvais... Contrairement à la haine que l'on porte à une personne... Deux possibilité se déchirant la définition d'un seul et même mot... Et que se caché derrière le doux nom d'Alice... ?
Emu Osamaru se redressa totalement, un visage calme et serin bien loin de se qui se passait. Elle jeta un coup d'œil dans les environs avant de reposer toute son attention sur son interlocuteur. Et... lui sourit gentiment. Un doux sourire en forme d'acceptation. Compréhension de sa condition d'esclave dans ce monde merveilleux. La jeune fille caressa doucement son bras, à nue... plus aucune marque... tout ce qui venait de se produire avait disparut.. comme par magie... seules demeuraient à extrémité de ses bras, sur ses fins poignets quelques fatales cicatrices. Peut-être allait-elle pouvoir les gommer elles aussi...
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Alice
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Sam 19 Déc - 14:45

    « … Princesse... »

    Oui mon amour. Répète ces mots, fais passer la petite Alice autrefois innocente pour une coupeuse de tête. Détache cette image flatteuse de ce vieux conte, il n'y a que le sang qui l'intéresse. Sa robe autrefois bleue, est maintenant rouge, son minois innocent n'est que souffrance incarné. Sa timidité, partit en fumée. Quelle belle ironie, ce monde étant un miroir de l'épouvante, reflétant la partie caché du Pays des Merveilles. Un monde schizophrène, violent et attachant. Fallait-il le soigner ? Non, il était trop beau pour oser le toucher, le modifier. Sa vanité le perdrait.
    Immobilité, acquiescement, sourire, silence. Mort. La petite fille répétait ces mots, comme une boucle, ou un un CD rayé qui s'obstinait encore à tourner, crétin. Le mot baiser vint s'ajouter à ses pensées, flocon silencieux qui fondait tranquillement sur les lèvres de la jeune fille. Pauvre inconsciente, un affront délicieux, comme frapper cela ? Elle profite, aussi court cet échange est-il. Sa langue vient caresser cet ancien baiser, les secondes venant l'éloigner du présent. Revenez petites idiotes ! Criait Alice. Mais le passé appartenait au passé, rien ne restait de l'audace d'Emu, à part deux souvenirs. La princesse s'approche de l'intrépide, en réponse à son murmure. Résultat... La petite se sent bafouée par l'audace de la jeune femme, cruelle invité. Elle ne prends pas soin de son hôte. Boudeuse, la petite joue sur les mots, un ton mielleux et léger vint doucement annoncer sa naïveté. Elle insiste.

    « Un, la peau se déchire doucement... »

    Résultat... Conséquences, la fin d'une action, d'un chemin. Ce n'est pas un début, cela termine les choses. Quel a été le résultat de cette petit Hate ? La mort de sa pourriture de famille, risible. Alice attrapa la main d'Emu et la serra fortement, puis ramena son invité contre elle. Sa langue vint une nouvelle fois narguer ses lèvres, comme pour savourer les dernières traces de ce furtif baiser. Une tranquillité se lisait sur le visage de la princesse, presque serein, cependant, sa voix fluette disparut pour laisser place à un ton plus grave, non colérique mais agacé.

    « Ne recommence pas, sinon je vais te sauter dessus et tu vas mourir dans un lit... »

    Alice porta sa main une nouvelle fois vers le visage de la jeune femme, lui caressant doucement la joue. Soudainement, elle se plaça en retrait, punissant sa libido, aussi furtive soit-elle. La tête basse, elle jouait avec ses pieds. N'allez pas croire qu'elle se sentait coupable, au contraire, mais il y avait plus important à faire. En fixant toujours le sol, elle se retourna.
    De la neige tombait, tombait... En petits flocons qui se perdaient pour fondre rapidement. Puis ils furent plus grand, plus massifs, plus imposants. Ils se déposèrent sur les branches, sur les feuilles et s'installaient confortablement, préparent leur nid d'amour. Le paysage avait radicalement changé en quelques minutes, une petite épaisseur blanche couvrait l'herbe et les deux jeunes filles étaient couverte de cette eau qui fondaient sur leur peau. Alice leva la tête, en laissant échapper un petit « Oh ! » de ravir. Il neigeait. Il faisait froid, on pouvait mourir d'hypothermie. Quel beau jour pour tuer !
    De son plus franc sourire, elle prit Emu par le bras et se mit à courir à travers les bois. Loup, es-tu là ? Le petit chaperon rouge et son acolyte arrivent, ils veulent t'écarteler, te disséquer. Prendre tes intestins et les cloués, comme guirlandes de noël. Prendre ton coeur et tes poumons comme décorations. Prendre tes reins comme étoile, en haut de leur sapin. Ta dépouille sera leur. Souris, petit garous, tu règnera misérablement en haut du trône, à coter d'Alice qui pourra fièrement te montrer. Voilà les faibles criera-t-elle, et son acolyte rira. Quel beau monde tu attiras ! Le succès t'attends, apparait, apparait...
    Et la petite imagine, pense, se torture en courant pour amener une proie, un homme que le remord ronge, un humain. Elles s'arrêtent. Autour d'elles, des arbres plus resserrés, le décor étouffe. Tout est blanc, sauf... Cet homme. Brun, peau mat, un vrai loup humain en train de souffrir par des regrets... Regrettables.


    « 43 ans. A tué sa femme et sa fille dans un accident de voiture dont il est responsable, sans doute un feu rouge grillé. Sa vie est bousillé, tu peux l'achever par tes mots my dear. »

    Alors, Alice s'éloigne, disparait et enfin revient, perché sur un arbre, sur une branche et observe la scène. Ses yeux pétillent, sa bouche est avide de douleurs et son expression crie à Emu d'inaugurer son premier meurtre. Que le spectacle commence.
    L'homme, quant à lui, se croit fou. Peut-importe où il était il y a quelques minutes, il est persuadé qu'il n'y avait pas de neige. Il se prends la tête, ses yeux sont exorbités, son souffle est haletant. Alors, petite souris, tu perds ta carrure de loup pour fuir par les trous. Seulement, ici il n'y a pas d'issue, tu te perdras dans cette forêt, ce n'est que la forêt du chat. Mais essaie, si tu le veux, fuis cette décadente réalité, je te ramènerais, en morceau s'il le faut.

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Emu Osamaru
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Dim 20 Déc - 5:42

Froid...Humide...Délicat...
Les flocons tombaient lentement. Leur chute ralentit par la peur de venir à bout de leur voyage. Le vent les faisait danser sous ses assauts réguliers. Au creux de la bouche d'Emu, un goût sucré, celui d'une enfant, d'une altesse. La Gaki se pinçait les lèvres, l'esprit ailleurs. Quand lui avait-elle donné son dernier baisé ? Elle pouvait encore sentir ses mains parcourir son dos brulant... Hate... Son œil fumait de plus en plus, son amour s'évaporait-il ? Le froid geler ses souvenirs sous une épaisse couche de glace. Elle tendit la main pour recueillir une de ses étoiles blanches venu du ciel. Comme des larmes d'innocents... Il s'évapora si vite, tout juste à son contact avec sa paume. Fuyant la vermine...

En face d'elle...une bête.. une chose, vorace, dangereuse. Grondant sa colère, grognant sa tristesse. Un Homme que la vie avait transformé en une simple créature nourrit de regret et d'amertume. Pitoyable, misérable, il pleurait, rigolait, délirait seul. Ses yeux vrillant dans ses orbites, cherchant de gauche à droite. Une sortie ? Une autre vie ?
Emu soupira doucement, portant un dernier regard à sa princesse, trônant maintenant sur un arbre, socle de toute l'horreur de ce monde. Elle incline la tête, un sourire, un souvenir... Oni se réveille. Rien de plus rien de moins.
La chose s'agite de plus en plus, son cœur feint l'explosion. Il cherche, rumine... ...aperçoit la belle, au pied de l'arbre, au pied l'immonde vérité. La confrontation commence. La loup s'approche.. guettant sa proie. Il n'est qu'évidence de folie. Il n'est rien de stable, rien de concret qu'un amère souvenir d'êtres chers. La fille au regard azur, elle, ne bouge pas. Elle attends, elle observe. Lorsqu'une voix roque, grinçante, déchirant la réalité, mêlée de larmes et de cris s'extrait douloureusement de la victime. Ce ne sont pas des phrases, mais bel et bien des sons de bête. Il perd ce qui lui reste d'humanité. La bataille s'annonce particulièrement difficile. Oni reste de marbre, tous ses neurones s'activent, ils bouillonnent, ils s'amusent, retrouvent leur vraie fonction. Et très vite, l'évidence tombe.

Violence.
Il lui saute dessus. De toute sa force, tel un loup arrache la chair de sa victime. La femme percute de plein fouet l'arbre. Sa colonne vertébrale vibre, ses muscles se tétanisent. Elle tremble non de peur, mais de douleur. L'homme n'est plus. La bête hurle et se jette sur elle comme un chien jouant avec une vulgaire peluche. Ses poings s'enfoncent à plusieurs reprise dans l'estomac de la pauvre enfant. Il frappe sans jamais lui voler un gémissement. Oni se contente d'endurer sans le quitter des yeux. Ses os se broient sous la force du colosse. La neige tombe, du sang tapisse le sol. La créature, tient entre ses grandes pattes le petit cou de son gibier adorer. Il l'a traine la pendant de longue minutes, lui infligeant de graves sévices.
Un filet rouge coule le long de son menton. Son corps est profondément marqué par les attaques du fou furieux. Mais elle reste tranquille, silencieuse, les yeux fixés, sur l'homme... son regard, ses yeux... ses pupilles et irises rivés sur lui. Il re-serrent son étreinte, à deux doigts de la tuer. Peut-on mourir ici bas ?

Trouble.
Mais ses griffes ne peuvent pas arracher la vie d'une jeune fille... Troublé par ses yeux, gêné que son gibier le regarde pendant qu'il la massacre. Il détourne la tête, fuyant son acte de démence... C'est gagnée. Oni soupire silencieusement. Son cerveau frissonne de joie et décharge le corps de la petite d'accomplir l'acte de rédemption. Aussitôt sa main se dresse, fébrile, ses doigts couvert de sang se pause délicatement sur la joue de l'assassin. La chair effleure la chair. Le vivant ranime le mort et la vie reprends. La bête tourne rapidement son visage vers Oni qui le regarde et lui offre son plus beau sourire. Celui emplit de compassion pour un être si misérable. Il est prit de quelques secousses, des larmes coulent le long de son visage. Alors, elle vient cueillir ses gouttelettes du creux des doigts, attrapant toute son humanité pour la tirer en avant. Les griffes du monstre se dès-serrent.. ses mains tremblent et se bras bientôt retombent le long de son corps. Il lâche prise et dévêtit son costume de loup pour reprendre forme humaine. La Gaki, retombe enfin sur terre, reprenant difficilement sa respiration, le souffle de la vie gonfle doucement ses poumons. Devant une telle scène, l'homme s'aperçoit de sa folie et se met à hurler. Il s'effondre en balbutiant quelques sons qui sont, cette fois, bien des mots. Il s'excuse, il pleure, appelle au secours. Heureusement... Oni est là. Se issant à son niveau, la belle passe ses bras autour de l'adulte. Lui prêtant une épaule sur laquelle se décharger. Il n'hésite pas et pleure sans s'arrêter.
L'homme dans ses bras, Emu redresse la tête vers l'observatrice Alice, un regard froid... un prédateur. Glissant son regard dans le sien tout en murmurant de sa plus belle voix :


…. ça va allez maintenant...


Écoute.
Ses quelques mots sont bénits. Il s'y rattache, écoutant les murmures de réconfort de l'inconnue. Il y croit. C'est un croyant et Oni devient lentement son Dieu. Son désespoir est si grand qu'il est prêt à n'importe quoi. Il se rattache à tout ce qu'il trouve. Son corps trop fatigué par le combat qu'il a mené ne s'oppose plus à rien. Il ne devient qu'une vulgaire barque et Oni le fleuve qui le conduit vert le grand large... Le temps est précieux, il faut savoir le calculer parfaitement. Ne pas le laisser reprendre des forces, ne pas le prendre de court et le replonger dans une rage folle. Il faut attendre sans jamais s'arrêter. Oni est forte, elle quitte sa princesse pour en revenir à sa victime. Les rôles s'inversent et la danse reprend. Les mots forment des phrases si faibles mais si belles :


Je... je l'ai es tuer... je suis désolée.. ku...kje suis dé...solée...ku ku... je veux, je veux pas... je sais pas … je comprends pas.. pardon.. excus..

Oni ne doit pas le laisser sombrer trop vite, elle le rattrape, le coupe pour mieux le laisser retomber :

Chuuut... ne dis pas ça...

Elle se familiarise, hotte toute barrière. Ici et maintenant plus rien ne compte qu'eux, ses pauvres âmes solidaires dans la souffrance. Oni, le temps presse, les flocons mordent sa chair ouverte. Ses blessures la lancent. Or de question de succomber à de telles supercheries. Il lui faut le voir, le sceller, le cibler et ne pas le perdre. Aussi ses mains glissent sur son corps musclé pour venir cueillir son menton, le redresser. L'homme au visage perdue plonge son regard dans celui de la jeune fille. Leur yeux se croisent. Ils s'hypnotisent, apprennent à s'aimer, se supporter pour s'entraider jusqu'à ce qu'enfin il y voit un ami, un allié véritable. Il sourit faiblement tandis qu'Oni murmure en articulant :

Tout va bien ce passer... Je suis là

Un soupir de soulagement, l'homme comprends, il n'est plus seul. Il est loin, mais pas seul, alors tout n'est pas perdue. Il ne vas pas devenir fou, il ne va pas céder à la démence, il ne se transformera plus jamais en créature abominable car il n'est plus seul, il est avec quelqu'un... accompagné. Alors, maintenant il doit savoir, il doit lui soumettre son horrible crime, il a besoin de parler pour fendre son chagrin.

Je... Je les ai tuer... c'est ma faute...

Ses phrases sont plus distinctes, ses mots plus clairs. Il reprends doucement la raison, raison dicté par Oni.




La Gaki se plonge alors dans un silence... Un horrible silence, lui qui se croyait enfin en sécurité, l'esprit reposer. Son cerveau bouillonne à nouveau. Lui qui avait escaladé toutes ses marches... lui qui se croyait accompagné... Il attends, patiente, chaque minutes se transforment en coup de couteau. Il se laisse transpercer, prie pour qu'elle daigne dire quelque chose. Le temps devient une souffrance de plus. Remplaçant même sa véritable raison. Il se concentre, le silence l'obnubile, des gouttelettes de sueurs coulent le long de son front. Encore un peu...


… dit quelque chose...

Oni se tait, se contente de le fixer. Un regard qui le tétanise, comme un jugement de tout ses actes. Plus rien n'a d'importance que se vide qui mange chaque impressions de son environnant. Comme un trou noir des sentiments, happant en son sein, l'essence de la vie. Il n'en peu plus, s'impatiente. Sa barrière mentale s'effondre lentement.

PARLE !

A une différence prêt... sa folie ne tient plus qu'à l'attitude de l'enfant. La Gaki l'esclavagise comme il se doit. Elle le transforme en chien pendu à ses lèvres. Il a besoin de ses réconforts, il a besoin de ses mots car sans eux il retombe à l'état de monstre, il redevient le sauvage sans raison. Il le sait, il l'a vue, il sait, il ne veut pas... il recommence à pleurer, il a peur, il meurt...


DIS MOI CE QUE JE DOIS FAIRE !!! PARLE !!!

Oni pause alors sa main sur la tête de son animal, le réduisant pour de bon à l'état de néant. Mais à ses yeux, il entraperçoit un signe d'affection, la preuve qu'il n'est pas seul. La confusion gagnent son esprit déjà ravagé. Il est temps... il est l'heure.

Tu les aime tant que ça ?

Cette question le surprends, il perds pied et balbutie tout juste

Ou... oui.. plus que tout

La fille fait mine de réfléchir, levant la tête au ciel et parcourant les nuages gris pour atterrir dans l'arbre de la maitresse des lieux. Un nouveau coup d'œil, avant de murmure amoureusement au grand méchant loup :

Alors ne reste pas avec moi... va les voir.

Les yeux du chien s'écarquillent. Il est... comme gêné par ce qu'elle vient dire. L'adroite manipulatrice achève alors avec ses quelques mots :


Je me débrouillerais ici... tu as quelqu'un toi... N'attends plus, je sais qu'elles ne veulent que ça...


Sa main glisse sensuellement sur le torse de sa victime et attrape un coutelas dans sa poche. Un simple couteau suisse qu'elle avait pris soin de découvrir lorsqu'il la ruait de coup. Elle l'ouvre... et le dépose dans sa main avec le plus grand soin en soufflant :

Rejoint les...

Envoutait par les actes de la demoiselle, l'homme pose son regard sur le couteau puis sur le visage de l'enfant. Pendant plusieurs minutes, il reste silencieux.
Un dernier flocon... une dernière bouffé d'air. Son crane expulse toutes pensées qui le torturent... Il part dans un long délire, un monde de souvenir. Tout es si beau, tout es si vrai... il comprends haut combien elle a raison. Un dernier sourire, un dernier soupir.. comme un merci pour sa délivrance, et se tranche la gorge.


zero, sa main ne tremble pas
Un, la peau se déchire doucement
Deux, la lame pénètre sous la peau
Trois, l'épiderme se scinde en deux parties bien distinctes
Quatre, une ligne rouge se forme
Cinq, la ligne déborde et le sang coule
Six, la douleur jaillit et libère son porteur
Sept ... La marque demeure, le corps meurt...
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Alice
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Dim 20 Déc - 22:57

    On m'accuse, on me pointe du doigt. J'ai tout perdu, ma raison de vivre, et on me reproche d'aller mal. Que suis-je... Une bête, une âme, une pauvre responsable victime. Où que j'aille, leurs regards me font peur, leurs sourires sont hypocrites, même ceux que je croyais proches sont plus loin encore. Je rencontrai partout leur absence. Quand je me levais, seul, dans un grand lit. L'air était glacial, les chambres étaient vides. J'avaient tout laissés, je n'avais plus rien entretenu. Pourquoi l'aurais-je fait ? Je me plongeais dans l'état de bête, et je prenais presque plaisir à m'isoler du monde humain. J'étais devenu différent, mais ne l'avait pas toujours été. Je voulais redevenir comme avant. Acheter quelque chose, quelque part, avoir une relation neutre avec les gens qui m'entouraient. Ne plus... Me sentir coupable pour les autres. Sadomasochisme, j'allais mal. Je me frappais, les détraqués hurlaient ce plaisir de souffrance. Je n'y ressentais aucun bienfait, au contraire, et pourtant je continuais. J'espérais que cela me rendrait heureux. J'étais fou. Quand je sortais, les cernes emplissaient mon visage, criant au monde mon insomnie. Ma peau était sale, mes habits les même depuis quelques semaines. Et j'essayais de n'importuner personne, j'étais bien trop coupable pour recommencer, pourtant les regards malveillants pleuvaient. Les mères qui cachaient les yeux de leurs enfants, pauvres hypocrites qui cachaient la misère du monde pour ne laisser paraitre à leur progéniture que le bonheur et la facilité d'une illusion. Les hommes ne me laissaient plus entrer dans des lieux publiques. J'étais passé en quelques semaines de père de famille à microbe de la société. Je ne pouvais que comprendre les personnes perdues. J'en ai été une. Je m'étais alors recroquevillé, quelque part, sous un pont, espérant avoir de la compagnie. Hélas, les clichés les plus soudains étaient faux, et personne n'allaient moisir près de la Seine. Paris. Belle ville, monde pourris. Le soleil irradiait, et malgré l'ombre de la passerelle, il venait s'obstiner à cogner contre ma rétine, à petits coups, comme contre une porte. Oui, petit soleil, qui réchauffe mon coeur, je vais t'ouvrir et crever pour toi. Je délirais, j'étais fou. Petit soleil rouge, avec tes beaux cheveux bruns... Et soudain, le vide, le néant. Et la souffrance, quelle souffrance. On me crevait les yeux, m'arrachait les poumons, on prenait mes muscles pour les exhiber fièrement. Cruelle mort, on s'amusait avec mes poumons, mes reins, un beau sapin... Noël, je serais un de vos cadeaux. Et ce sang blanc, qui coule en flocons. J'explose ! J'implose ! Tel un artifice sans fin, je me décompose partout dans cette neige gelé. Pureté, accepte le déchet que je suis. Permet à ma pourriture de combler tes faiblesses. Et on me rejette. Je me retrouve propulsé dans une forêt.
    Curieux paysage, et je me sens si... VIDE ! MORT ! Je ne suis plus, je n'ai jamais été. Tout cela, c'est un mensonge ! La vie est une farce, et personne ne l'a remarqué ! Où suis-je ? En enfer ? Je veux mourir ! Maintenant ! Suis-je déjà mort ? Et cette femme, en face de moi ! Elle me regarde, non ! Encore ces regards ! Pour...Pourquoi, elle... Je... Je ne la dégoutte pas ? Pourquoi ?! Est-ce... Un ange ? Dieu ? Non, Dieu n'existe pas ! C'est un mensonge, une sottise ! Comme le reste ! Idiote, recule ! Je ne respire plus ! Tu es trop proche, va-t'en ! J'étouffe, j'halète, tu me fais mal... Crétine ! Je vais te déchirer, te déchiqueter, tu m'as beaucoup trop regardé ! Je te lacère, as-tu mal ? Et là ? Ce coup te fait-il de l'effet ? Mais... Mais... Elle me regarde, elle ne réagit pas, mais défend-toi bordel ! Sois quelqu'un... REAGIS ! S'il te plait... Réagis à ces coups, à ce sang qui émane de toi ! Ne meurs pas ! Défend-toi ! Aller, s'il te plait... Ne meurs pas...
    Sa main se tends vers moi, et me caresse doucement la joue. PARALYSIE. Elle m'a achevé, je recule, je m'enfuis de moi-même, d'Elle. Mais ou fuir ? Les arbres se rétractent, se précipitent devant moi et s'affichent fièrement, fidèle barrage. J'ai peur. Les larmes coulent à flots, je ne sais même pas pourquoi, c'est trop dur. Et Elle. Couverte de sang, et ce regard... Si attendrissant, quand est-ce la dernière fois que l'on m'a regardé comme cela ? Elle me respecte, je la respecte. La folie s'évapore lentement, je reprend mon calme. Et Sa voix... Si belle. Dieu me regarde tendrement, me réconforte. Ce gel qui avait fracturé mon coeur fond doucement, se réchauffe. Je crois, que je suis amoureux de Dieu. Et pourtant... Les doutes subsistent, pourquoi... Tant de compassion ? Je suis... Le responsable, le coupable, le meurtrier, je dois crever pour ce que j'ai fait, je dois pourrir en enfer, c'est... C'est moi, qui les ai tués. Je... Je veux plus rien être, je veux n'avoir jamais été. Ne l'avoir jamais rencontré, ne jamais avoir fait d'enfant pour au final leur ôter la vie... Désespéré, je laisse les mots coulés. Un regard désespéré vers la jeune femme, à la recherche d'une ultime consolation. Ses yeux transpercent les siens, et ce silence... QUEL ABOMINABLE SILENCE ! PARLE, DIS MOI CE QUE JE DOIS FAIRE ! DOIS-JE VIVRE ? Répond, Dieu, s'il te plait. Je suis incapable de détourner son regard. Elle n'exprime rien, une poupée de cire. Je veux la faire vivre, elle, elle doit vivre ! Cligne des yeux, un de tes rictus pourra me sauver, bouge, parle-moi. S'il te plait. REVEILLE-TOI !
    Elle s'éveille, seules ses lèvres bougent, doucement. Oui... Je les aimés plus que tout, je crois. C'était ma vie, maintenant, je ne suis plus rien. Je me repentis juste à Dieu, j'expie mes péchés pour couler en enfer. Les rejoindre. Son souffle est un murmure de désir. Les revoir, passer l'éternité avec eux. Dieu me prouve l'existence du paradis, alors c'est vrai ! Il y'a une vie après tout ça ! Et, je la vivrais, avec ma famille, ma chère famille ! Mon coeur bat la chamade, je suis un gamin qui découvre la neige ! La jeune femme me tends un couteau, je n'attends pas son accord, je le saisis. Je me coupe les veines grossièrement, je râpe la lame contre mes bras, je tranche ma gorge. JE VAIS LES REVOIR ! Je me crève un oeil, bon sang, que c'est bon, je vais les avoir près de moi ! Je découpe mes joues, les morceaux tombent. Le coutelas est bien petit et pourtant j'accède à des combinaisons de tueries étonnantes. Je coupe mes lèvres, j'entaille mes oreilles, et je porte le coup fatal à mon coeur qui bat comme un orchestre de pulsations. DELIVRANCE, LUCIE, MARIE, PAPA REVIENT ! Et je tombe, je brûle. La neige s'insinue dans mes blessures, j'ai mal. Je regarde Dieu, elle sourit. Moi aussi, je suis heureux, je ne serais plus seul.

    ____________________________________________________

    Alice se délectait. Quelle humiliation cet homme subissait. Pauvre âme damnée, il n'avait rien mérité de tout cela. La princesse éclata de rire en voyant le pauvre être se scarifier délicieusement. Aller, pauvre fou, rejoins les tiens. Ahahahah. Quel naïf, et toute cette bêtise était doucement orchestré par Emu. Elle tenait les ficelles de sa marionnette, les emmêlant, en tirant dessus. As-tu mal petite poupée de bois ? Je prendrai soin de toi... murmurai-t-elle avant de proposer mélodieusement cette délivrance qu'était la mort.
    Quelle chance, pour cet homme, la mort existait. Car à vrai dire, en sortant du sombre esprit de la petite fille, il n'avait été que cela. La mort incarné. Jamais une once de vie ne l'avait traversé.
    Alice sauta de son arbre gracieusement, à la manière d'un felin, imitant son cher chat en laissant apparaitre un sourire enjouée. Levant ses bras, elle les recroquevilla autour d'Emu, affectueusement. Leur étreinte dura quelques secondes. Toute l'agressivité de la princesse avait disparu pendant cet instant. Tout se déroulait comme elle l'avait souhaité. Sa colère et son mécontentement avait pris un chemin et s'étaient perdus, seul la fierté s'exhibait et montrait sa présence de manière exagérée. Se reculant doucement, Alice contempla son ancienne invité.

    « Ma jolie, ma douce... Que veux-tu faire à présent ? Car, maintenant, tu es des nôtres. Bienvenue au pays de tes somptueux cauchemars. Ravis-toi et goûte au désastre, c'est délicieux, tu verras... »

    Accompagnant le geste à la parole, Alice se pencha doucement vers le corps inanimé et meurtri de l'homme. Sa peau était blanche, couverte de blessures dont coulait abondemment du sang. Même la mort n'arrêtait pas la vie, l'hémorragie s'en ravissait donc et déversait tout le flot vital du garou. La princesse vint déposer un baiser sur l'entaille du cou. Elle laissa sa langue essuyer le sang. Au bout de quelques secondes, elle se releva. Du sang goutait de son menton et ses yeux étaient comme réanimés. Un vampire ? Bien sur que non. Ce n'était qu'un pur caprice de la princesse, autant effrayer qu'amuser. Elle sortit de sa manche un mouchoir en velours blanc, et sa peau retrouva son joyeux teint de pêche. Le bout de tissus, taché de sang, se retrouva à voler par terre, et avant qu'il ne touche le sol, il se désagrégea, fil par fil. Wonder Nightmare respirait la propreté et abritait les déchets humains. Les trésors d'Alice, ces petites peines qui se mouraient.


    « Mon enfant, te voici chez toi. Tu as réussi, ravis-toi. Tu n'auras plus la crainte de crever sans importance, si tu meurs, je prendrai soin de le faire savoir. Le succès mortuaire, ravis-toi ! »

    La folie transperçait amoureusement le corp de la fillette. Elle n'avait pas tenu sa promesse. Le mensonge se confondait avec l'âme, se disputait l'enveloppe charnelle. Alice était-elle, ou cela aussi, c'était une parade ?
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Emu Osamaru
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MessageSujet: Re: Zero, sa main ne tremble pas   Lun 11 Jan - 14:23

*Hate.... ma belle.... attends moi, je reviendrais...
Nourris cette haine que tu me porte, ne m'oublie pas... Attends mon retour je t'en pris.
Je veux te revoir, sentir ton souffle chaud sur ma nuque, je veux ressentir tes ongles sous ma chair... Que se soit de l'amour, de la haine, je veux voir bruler dans tes yeux un
sentiment plus fort que la mort...Awa... laisse moi revenir à tes côtés, même quelques secondes, même si tu dois par la suite me maudire et me renvoyer dans ma tombe... Juste te revoir... une dernière fois...*

L'horreur de la mort, du suicide n'avait aucune emprise sur Oni. Comme un petit démon aux ordres de son maitres, elle restait là, tête basse, les yeux balayant le sang de sa victime. L'espace d'un instant elle put s'y voir. Elle aussi, elle était tombait comme une vulgaire marionnette quelque temps auparavant... Elle ne comprenait que trop bien la faiblesse humaine pour ne pas l'exploiter à son tour, faiblesse dont elle avait fait part face à Ibu. Elle soupira silencieusement, tandis que la reine des Enfers rappelait son monstre à elle. Le cadavre se réveillait, rien q'un vulgaire miroir de ce qu'il fut, un crétin trop faible pour vivre. Le visage durcit par son regard noir, Emu se laissait gagner peu à peu part sa folie meurtrière. Comme si elle se vidait de son humanité, comme si elle prenait goût à ce carnage. Anormal. Il y avait ici, dans ce monde, comme une drogue qui lié les hommes à
la mort. En poussant ce type au suicide, Oni avait ressentit dix fois ce qu'elle pouvait ressentir à la surface. C'était plus excitant, de meilleur sensation, une envie de recommencer... Elle aimait ce qu'elle faisait, bien trop pour que ce soit vrai. Comme si une force obscur la poussait à se rassasier du mal qu'elle venait de produire. Étrange... Le temps marchait au ralentit...Temps, que la princesse occupa dans ses manipulations macabres. Sans un mot, la jeune fille l'observer remanier les atomes, détruire, reconstruire sans foie ni loi, que pour son bon plaisir. La Gaki avait beaucoup de mal à suivre le rythme. Ses yeux se fermaient doucement, la vapeur azur s'estompait... Était-ce la violence de l'homme qui l'avait pousser à bout ? Ou le plaisir malsain de l'entendre crier qui envahissait son corps et la transformer peu à peu en monstre ?

Etait-il possible qu'un humaine prenant goût à l'horreur se sépare de son génome humain pour se réduire à une immondice de la nature errant dans le monde de la créatrice
sans que celle-ci ne l'aille explicitement ordonner ? Oni s'agrippa à la terre, luttant contre elle même... Etait-ce Alice qui s'amusait avec elle ? Ou autre chose ? Sa nature profonde resurgissant sans crier garde. Un cadeau de son tendre géniteur ?

A deux doigt de céder, les yeux fermer, les mains au sol, le dos courbé... Un vent léger se faufila dans les environs, comme un murmure, un voix d'un autre monde, osant s'infiltrer à travers la volonté de la toute puissante Alice. Et, se logeant au creux de l'oreille de la Gaki, lui fit revivre un doux rêve, un goût sucrée de souvenir lointain.

E....mmm....uuu....

Son prénom... le vent était-il mesquin au point de lui souffler son propre prénom ? Non... quelque chose de bien plus profond, un timbre de voix bien plus intime que le simple murmure de l'alizé. Emu se redressa tout aussitôt. La douleur s'étouffer sous ces deux syllabes... Qui ? La tentions retomba... Ses pupilles couraient de droite à gauche, cherchant du regard, une présence, une absence. Dans tout les sens, elle s'agitait, se retournant sans cesse, comme si elle tentait de suivre des yeux le vent lui même. Ne prêtant plus aucune
attention à ce que manigançait Alice. Toute son âme était dédier à la recherche de cette voix, de sa provenance. Sa respiration saccadé lui donnée un air profondément agité tandis que s'estompait la folie de ses états d'âme.
Plusieurs longues secondes à se perdre dans le néant d'un murmure maintenant estompait. Les spasme qui avait agitait son intestin jusqu'à ceux qui compressait son petit cœur disparurent en silence. Que signifiait tout ses brusques
sentiments ? Ses aléas surprenant ?
Ses yeux se portèrent sur Alice. Un regard bien déterminé, une lueur d'un quelque chose de bien plus profond que ce qu'on peut lire dans la majorité de la race humaine. Pas de crainte, ni de peur, pas de remord, ni même tristesse.... une lumière, signe d'une certaine inteligence... Ne voulant la troubler d'avantage tous ses neurones se mirent d'accord pour lui souffler ce qu'elle devait comprendre de tout ce qui se passait là... Alors la Gaki afficha un large sourire soupoudré d'une pointe de surprise. Puis replaçant difficilement, (son épaule était encore un peu
douloureuse) ses cheveux en un simple chignon elle déclara, non pas à l'impératrice mais à elle même :


Je suis encore vivante...

Redressant la tête, avec son air des plus arrogant, elle essuya du dos de la main les perles de sang qui goutait du coin de ses lèvres. Avant de reprendre sur un ton bien plus froid :

Je ne suis pas encore morte hein ? Awa ma sauvé... Elle a appeler les secours, et je ne suis pas décédée... Mon corps est encore en haut...


Ainsi il ne lui restait plus qu'a entamer son retour. Comme coincé entre deux monde, entre la vie et la mort, son corps n'attendant plus que son âme pour être de nouveau complet, respirer de nouveau... vivre... la voir. La jeune fille se redressa correctement malgré la souffrance qui regagnait peut à peut son corps. Elle soupira :

Mais vous n'avez pas l'intention de me laisser remonter je me trompe ?

Son regard posé sur la dame était sans appel, un véritable air de prédateur. Un chasseur prêt à se battre pour attendre son but. Puisque but maintenant il y a avait...
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Zero, sa main ne tremble pas

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