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 Sweetie, sweetie little girl { Abyss] U.C.

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Alice
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MessageSujet: Sweetie, sweetie little girl { Abyss] U.C.   Lun 9 Nov - 17:39


    De sa douce voix, l'enfant chantonnait, entamant des pas de danses hésitant qu'elle connaissait à peine. Elle tombait, et se relevait pour continuer, gracieusement. Ce ballet avait une scène sans spectateurs. Dans la salle du trône, un long corridor se dessinait pour laisser apparaitre un long escalier. Long. Oui très long. Mais idiot était celui qui l'empruntait, car si la hauteur paraissait inhumaine, ce n'était là qu'un effet d'optique. Alice épuisait un peu ses visiteurs, pour voir s'ils prenaient la peine de traverser tout ce chemin pour la voir. C'est une sorte de tri naturel. Les faiblards, les asthmatiques s'écroulaient lamentablement, ce n'était donc pas étonnant de croiser des corps en train de pourrir. Mais la propreté étant de rigueur, les corps étaient retirés afin d'en extraire exclusivement les os, ceux-ci étaient après fondus grossièrement, sculptés et formaient de magnifiques trônes. Mais le spectacle ne s'arrêtaient pas là, une mare de sang accompagnaient cette décoration funeste. Pour éviter que le sang ne sèche, il était tout simplement renouveler régulièrement, apportant l'effluve de victimes, soigneusement vidés de leur sang avant les buchés, ou après leurs simples exécutions. Oui, le monde d'Alice était délicieusement décadent.
    Ce fut dans ce décor des plus tragiques que la princesse amenait la vie autour de la mort, tournant sur elle-même dans une jolie robe. Rouge, bien sûr. Presque à bout de souffle, le cœur battant toujours aussi lentement -ralenti grâce aux médicaments, la fillette prit place sur son trône. Ses joues framboises témoignaient de l'art qu'elle venait d'exécuter depuis bientôt une heure et demie. Elle avait gagné son pari. Comme pour se flatter de sa réussite, elle appela l'intrépide qui lui avait lancé ce défi. Au bout de quelques minutes, celui arriva, essoufflé. La peur et l'excitation le faisait trembler. Avait-il perdu ou gagner ? Si il était le vainqueur, il recevrait une demeure plus acceptable qu'un vulgaire appartement à la lisière du bois, sinon...
    « Tu as perdu ! ♥️ »
    Au bord de l'évanouissement, le jeune homme roulait des yeux, si il avait perdu, il aurait...
    « Mais je t'aime bien, tu as le droit à 5 jours pour te repentir. Le péché est un jeu, tu devrais le savoir mon trésor. »
    Alice affichait un sourire immense, heureuse. Cet homme avait pêché, elle l'avait puni. Quelle douce vie. Soudainement, il écarquilla les yeux, comme si il venait de réaliser quelque chose. Levant les yeux vers l'enfant, il lui fit un tendre sourire, comme un remerciement. Il était idiot ou... ? Ce fut à ce moment qu'elle comprit.
    « Oh ! Je vois, tu crois que je vais te laisser vivant ? Non non mon cœur, je te donne juste 5 jours pour faire tes adieux, après...»
    La petite fille indiqua la fontaine de sang.
    « Tu seras miens pour l'éternité ! Ce n'est pas fantastique ? Je boirai un peu de toi et tu couleras dans mes veines. Mais... Je ne sais pas si tu vaux de traverser mon corps... Tant pis ! On verra bien. »
    L'homme n'eut le temps de réagir, déjà des soldats s'emparaient de son corps mou pour l'emmener dehors. Il fut jeté sans aucun soin. Ne bougeant plus, Alice crut qu'il était mort. Mort de peur, c'était bien la première fois. Mais pour contredire ces faits, de longs et tristes sanglots retentirent dans tout le palais. La gamine rêvait, quel délicieux son que celui de la pitié. Assise sur son trône, elle ferma les yeux pour écouter, cette mélodie aux tendres octaves et incroyables bémols. Comme souvent, lors de ces doux moments de mélancolies, la panique prenait place et l'enfant parti en courant, laissant un trône paisible.

    Courir, il faut courir. Oui, rattraper ce temps, l'arrêter. Repousser inexorablement les minutes qui feraient taire son coeur. Son règne était à son plus fort, elle ne devait pas craquer maintenant. Alice traversa le palais pour se réfugier dans la tour de l'horloge, habituellement déserte. Les mécanismes étaient à l'air libre et les aiguilles paraissaient terriblement tranchantes. Peu importe, la fillette posa ses deux mains dessus et tenta en vain de faire reculer le temps. Ou même de l'arrêter. Elle hurla de déception, comme à chacune de ses crises. Etait-elle une reine dans ces moments de désespoir ? Ce n'était qu'un morceau de vie défaillant. Elle s'en voulait d'être si faible, de savoir que sa gloire pouvait se terminer à un battement raté. Abyss. Il fallait qu'elle soit là, que ces mots réconfortants la frappent de tout part. Elle devait vivre ! Mais aurait-elle le choix ? Tout défile, l'aiguille des minutes se mets à courir sur le cadran, elle s'enfuit, file à toute allure. Le temps s'accélère, son coeur également. Alice a mal. Elle tombe, convulse, délire, a besoin d'aide. Mais son égoïsme a fait fuir tout le monde, elle est seule dans cette grande tour. Elle meurt en regardant le monde. Douze heures sonnent. La population regarde l'horloge. La fillette crève derrière son cadran tandis que les honnêtes gens sont heureux de manger. Plus personne ne se demande où est la reine, elle n'est plus. N'a même jamais été.
    ___
    Couverte de sueur, de tremblements, Alice s'éveille. Ou est-elle ? Sur le trône, elle s'est endormi au milieu d'os. Quel curieux cauchemar... Elle se frotte les yeux, à la manière d'enfant sage qui s'éveille. Ses bras s'étendent et se referment dans le vide. Abyss ? La petite fille se relève et marche doucement à la recherche de son émissaire favorite. Pour ne pas suivre son rêve, elle ne presse pas le pas, respire régulièrement à grand coups. Des courtisants épousent le sol au passage de la princesse. Ces honneurs lui font l'effet d'une foule inconnue qui se prosterne devant... Une faible.
    Soudain, une silhouette se dessine, une ombre particulièrement attirante. Alice saute sur celle-ci, se cramponne à son dos et lui murmure en sanglots.

    « Tu... Tu me laisseras pas tomber ? Hein, s'il te plait, je suis rien... D'accord, Abyss ? »




[ Ah joke, l'écriture me fait un post minuscule, tant pis ._. ]
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Abyss
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MessageSujet: Re: Sweetie, sweetie little girl { Abyss] U.C.   Dim 15 Nov - 18:41

    Stupides humains, stupides animaux beuglants de peur. Vous ne méritez même pas de vivre, vous ne méritez même pas de poser votre regard sur elle...Alice est ma reine et non la votre... Ne la touchez pas, ne l'appelez même pas. Vous n'êtes rien à ses yeux ! Juste un jouet pour passer le temps, une vie qu'elle brisera de ses adorables petits doigts. Fufufufu...Vous êtes si faibles !
    Abyss se mit à rigoler doucement sous son capuchon rouge. Les courtisans s'écartèrent de peur sur son passage. Personne ne l'avait entendu arriver, personne ne l'avait vu approcher. Il avait osé parlé de SA reine dans son dos, proférant des paroles inutiles et blessantes. Il ne méritait pas de vivre. Alice était claire : elle n'avait qu'un ordre : qu'on lui coupe la tête. La Yokai ne le pensa pas deux fois. Tout autour d'elle sa criait, sa hurlait, comme des porcs sentant leur fin proche. Délicieuse pagaille, affreuse idiotie. L'homme tomba, il ne su même d'où était venu le coup. Il ne put que sentir la brulure de la dague plantée dans sa gorge. Abyss s'approcha de lui d'un geste sec termina de découper la tête.
    « La volonté de la Reine est faite...Retournez à vos occupations ou bien vous subirez le même sort ! »
    Elle déposa un léger baiser sur les lèvres horrifiée de cadavre et accrocha la tête sur le pic le plus proche. Quelle décoration sordide, mais c'était un ordre alors Abyss s'exécutait. Elle n'éprouvait aucun plaisir à découper la chaire, à terrifier la populasse. Tout cela l'occupait et puis, elle ne faisait que répandre la volonté d'Alice.
    La yokai tourna les talons à la recherche d'un quelconque amusement. Cette courte bagatelle l'avait certes divertie. Mais ce n'était pas suffisant ! Elle voulait plus ! Quelque chose qui la ferait rire, qui la ferait sourire. Chose qui n'arriverait jamais...Ce palais était ennuyant. Que faisait Alice ! Pourquoi n'était-elle pas sur son trône ? Soudain quelque chose ou plutôt quelqu'un s'agrippa à elle dans son dos. Au début elle frissonna et se raidit mais quand elle entendit la petite voix plaintive d'Alice elle se retourna et la prit dans ses bras.
    « Moi, vous trahir...Jamais. Vous êtes ma créatrice, mon Dieu unique. Comment pourrais-je trahir quelqu'un à qui je dois tout... »
    Elle la reposa au sol et essuya ses larmes. Que ce passerait-il si les courtisans s'apercevaient que leur reine avait des accès de faiblesse ? Elle défit sa cape et la passa sur ses épaules et rabattit son capuchon sur le visage baigné de larme de la jeune reine. Elle la prit par la main et la mena dans la salle des armes. Là elle ferma la porte à clé et retira le tissus du visage de l'adolescente.
    « Ma reine...Il ne faut pas pleurer. Jamais. Il faut toujours aller vers l'avant. Séchez vos larmes et regardez moi. Est-ce que je pleure ? Non. Alors vous ne devez pas pleurer ! Que ferait-on si notre reine était une faible ? »
    Abyss passa une main dans les cheveux d'Alice. Pauvre petite chose fragile qui craquait. Pourtant Abyss ne la comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi ces larmes coulaient. A vrai dire elle n'avait jamais ressentit le désespoir, la peur ne la faisait jamais craquer et elle n'avait jamais pleurer de colère. Les seules fois où les larmes avaient coulées sur ses joues c'était lors des nuits passées avec Hiver. Elle pleurait de bonheur, d'amour. Chose qu'elle se reprochait amèrement, la yokai ne devrait pas ressentir ces émotions...Mais elle en avait besoin, c'était sa drogue, son pain journalier. Si elle ne voyait pas ses doux yeux dorés elle se sentait mal...Stupide Abyss, stupide femme ! Ces sentiments étaient ceux d'humains ! Humaine elle ne l'était pas ! Elle n'avait pas à ressentir cela ! Et pourtant, pourtant...
    « Alice, pourquoi pleurez vous...Parlez moi si vous souffrez...Je vous réconforterais... »
    Sans doute était-elle trop seule. Sa folie éloignait la plus part des gens, et personne ne remarquait le coeur d'or de cette petite. Personne n'entendait son âme qui hurlait à son entourage : « aimez moi ! Aimez moi ! ». Mais Abyss l'avait vu, à travers ses doux yeux elle avait comprit ce qu'elle ressentait. Elle serait toujours là pour la soutenir et l'aider, un peu comme la mère qu'elle n'avait jamais eu. C'était certes prétentieux de sa part, mais elle n'y pouvait rien. Elle voulait la protéger, la consoler. L'entourer de ses bras et la garder pour elle, pour toujours... Mais c'était impossible n'est-ce pas ? La reine ne se laisserait jamais dorloter de la sorte.
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Alice
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MessageSujet: Re: Sweetie, sweetie little girl { Abyss] U.C.   Dim 15 Nov - 22:37

    « Moi, vous trahir...Jamais. Vous êtes ma créatrice, mon Dieu unique. Comment pourrais-je trahir quelqu'un à qui je dois tout... »

    Alice regarda tristement Abyss. Cette situation était tellement naïve, si seulement elle savait, jamais elle ne la servira de la sorte. Non, elle s'exécuterai et prendrai soin de lui cracher dessus. La cape de son émissaire se retrouva sur ses épaules, son visage était ainsi couvert. Pour effacer tout doutes, elle le tira néanmoins en arrière et s'approcha de la tête sur le pic. Souriant de toutes ses dents et tentant de montrer le moins possible ses yeux rougis, elle passa sa langue le long de la joue du mort, s'accompagnant à cela un petit rire. Les personnes se trouvant là tournèrent rapidement de l'oeil. Le monde vivait dans la terreur, la force régnait par la peur. Stratagème exquis. La jeune femme emmena rapidement la fillette dans la salle des armes, retira la capeline et la sermonna gentiment. Alice en avait besoin, de reproches, son petit monde était trop parfait. Se laissant faire par ces doux gestes, ses yeux témoignaient d'une culpabilité qui la rongeait petit à petit. Que cela était insupportable ! La honte, la tristesse, la colère. Tout affluait dans la tête de la princesse, tout se bousculait pour être important, tout semblait vouloir se libérer de ce frêle esprit. Pour hurler au monde sa détresse, pour exposer et ne plus garder seule ce chaos. Mais qu'espérait-elle ? Être la mort, c'était ça. Rempli de remords, non pas par les âmes qu'elles tuaient, au contraire. Mais pour les âmes qu'elles laissaient vivantes, prêt d'elles. A qui elle avait mentis. Ses émissaires, ses tendres poupées qu'elle ne laisseraient pour rien au monde. Abyss, incrédule, gentille insistait.

    « Alice, pourquoi pleurez vous...Parlez moi si vous souffrez...Je vous réconforterais... »

    La fillette passa la main sur la joue de la jeune femme, une grimace se dessina sur le visage d'Alice. Elle s'accroupit soudainement et dessina au couteau sur ses genoux.

    « Ah ah... Si je devais te le dire, ce ne serait pas moi qu'on réconforterais... »

    A quoi bon la faire souffrir ? Ce n'était qu'un détail après tout. Gardant sa fierté de petite Reine, Alice secoua la tête comme pour chasser les mauvaises idées et se releva, glissant son couteau dans sa ceinture. Un magnifique sourire emplissait la petite, peut-être exagéré, mais éclatant.

    « Mais toi... Tout se passe pour le mieux ? Tu ne t'ennuies pas trop ? Sinon je pense avoir d'autres projets sur Terre, la lassitude m'attaque de tout part... »

    Glissant sa main dans celle d'Abyss, elle s'enfuit alors dans de vastes couloirs, emmenant la jeune femme dans un endroit bien précis. Des escaliers, et quelques minutes plus tard, la vue se révélait étincelante, et c'était derrière des aiguilles et des heures que se dessinait le Pays des Merveilles. Alice frémit, fixant le temps. Dans quelques minutes, elle convulserait. Mais son émissaire était là, ce stupide rêve ne se réaliserait pas, car il n'était pas exact. La princesse aurait dû être seule pour mourir. Son sourire ne fit que s'agrandir. Elle s'assit alors et ouvrit une petite fenêtre, au bas du cadran. Le soleil emplit une petite partie de la pièce, l'air chaud s'engouffra également. La fillette fixa de ses grands yeux chocolats l'émissaire, un soupir se mourra sur ses lèvres, elle reporta alors son attention sur le paysage. Au bout de quelques minutes, elle brisa le silence.

    « Où en suis-je... J'aurais du mourir selon mon rêve ; Il est trop naïf et émerveillé par ce monde pour avoir de l'attention pour moi ; Mon royaume est peut-être rempli de failles et enfin, les gens ne m'aiment pas... Enfin, à vrai dire tant mieux. Je les aime pas non plus. »

    Ces derniers mots furent prononcés avec acidité, c'était presque une évidence que le peuple se méfiait d'Alice, Elle entretenait cette méfiance en tuant pour un rien ou pour tout simplement renouveler la fontaine qui coulait dans la salle du trône. Capricieuse, et pourtant si incompris. Son but, punir et elle n'avait qu'une seule envie, se mêler à la population pour ressentir cette haine et la sévir.
    - Crever seule -. Ces paroles hantaient Alice. Inspirant un grand coups, vidant sa tête, ses yeux dévorèrent les pupilles d'Abyss. Son sang ne fit qu'un tour, ses lèvres bougèrent sans bruits. Une sorte de compréhension entre les deux êtres témoignait d'une irrésistible envie de... Tuer.
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Abyss
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MessageSujet: Re: Sweetie, sweetie little girl { Abyss] U.C.   Mer 30 Déc - 20:51

    Petite fille fragile, victime de son propre caprice. Mais malgré son regard perdu, ses yeux brouillés par les larmes elle ne pu s'empêcher de distinguer l'éclaire de cruauté brillant dans les yeux de sa reine. Cette simple lumière suffit à remettre ses idées en places. Non Alice n'était pas une fille comme les autres, loin de là. C'était une gamine violente, sadique et orgueilleuse. Un souverain tyrannique qui martyrisait ses sujets avec un plaisir explicite. Oh douce enfant de démon...Sourire d'ange aux dents pointus. Vos lèvres rouges ne sont teintés que par le sang de votre peuple. Oh laissez moi vous admirer, vous aduler ! Vous êtes la reine idéale pour ce monde rêvé. Imposer son droit par la force, supprimer les opposant ! Quel démon ! Quel génie ! Un frisson d'excitation parcourut la jeune fille. Oui, elle était en totale admiration devant Alice. Mais malgré la flamme de dévotion brillant dans ses yeux, la fillette refusa de son confier. Frustration, puis soumissions. Pourquoi insister ? Si elle refusait et bien elle refusait c'était tout. Pas question de contrer son choix Bien sur cela la frustrait énormément ! La yokai ne supportait pas ne pas savoir ce qu'il se passait dans la tête de son idole. Et puis que voulait-elle dire par ''ce ne serait pas moi que l'on réconforterais '' ? Enfin bon passons. Elle secoua la tête pour chasser ces pensée désobligeante et ramassa sa cape qu'elle enfila. Le rouge du tissus pour le rouge de ses yeux, oh couleur sanglante...Quel bonheur de te porter à nouveau. Le froissement du tissus sur sa peau la fit à nouveau frissonner. Elle aimait tant ce contact ! Presque plus que celui de sa peau contre celle de quelqu'un d'autre.
    « Bien si vous le désirez majesté, je ne demanderais plus rien. Je ne vous ferais pas l'affront de vous dire que au cas où ma porte vous sera toujours ouverte... »
    Un rapide sourire éclaira le visage de la jeune femme puis disparut. Douceur éphémère. Son visage était maintenant le masque de dureté quotidien. Ah la violente Abyss, sous ce torse de pierre se cachait un cœur imaginaire d'or. Elle ferait tout pour Alice, tout ce qui serait en son pouvoir sauf peut être une chose...Mais il valait mieux ne pas penser à ça n'est-ce pas ?
    La voix cristalline de sa reine la tira de ses pensées et elle haussa les épaules. Abyss s'ennuyait tout le temps, c'était bien connu. Ce monde était d'un ennuie quasi mortel. Cela ne lui plaisait plus assez de faire peur aux pauvres, de tourmenter ces stupides humains, mais pour ne pas décevoir Alice elle afficha un sourire las s'exclama :
    « Eh bien, je fais comme je peux, je me distrais à ma manière...Mais disons que ce monde commence à être répétitif. Cela manque de piquant, d'action. »
    A peine eut-elle finit de parler que la fillette attrapa sa main et la tira dans les couleurs tortueux du palais pour arriver dans une salle sublime, quoi qu'un peu trop étrange. La Reine semblait attendre quelque chose avec une impatience et une appréhension non dissimulée. Qu'attendait-elle ? Pourquoi ? Abyss se mit à attendre à son tour quand soudain elle parla. Elle parlait de rêve, de mort, de haine. Pourquoi, pourquoi toutes ces questions dans la tête d'une si petit enfant ? Ah quelle douleur, pauvre reine torturée par ses regrets ! Mais dans ce monde il ne fallait pas faiblir, battre la haine par la haine et comme le dirait si bien Camus appliquer la loi du Talion : œil pour œil, dents pour dents ! Si on vous frappait; frappez à votre tour...
    Soudain la jeune femme capta le regard de la fillette...Son regard sadique disparut et ses yeux chocolats se teintèrent couleur peur. Elle était effrayé par quelque chose ! Mais quoi ? Pourquoi ? Trop tard, elle avait reprit ses esprits et la Yokai n'avait pas réussis à deviner ce qui tourmentait la pauvre Alice.
    Ce ne fut plus une gamine frèle qui se trouva en face d'Abyss mais une jeune fille forte, vibrant d'un unique désir qui unissait leur deux coeur : apporter la mort. Elle se rapprocha de sa reine et ne pouvant réprimer son geste elle mordit avec douceur ses lèvres....Hum goût cerises, comme toujours.
    « Ma Reine...Voila comme je vous aime ! Vous resplendissez en ce moment même...Rien ne te résiste Alice...Rien, pas même moi... »
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